Cuvée 2019 de l’École nationale de l’humour – Un championnat de talent

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Par Louise Savard
Cuvée 2019 de l’École nationale de l’humour – Un championnat de talent
Tous d’un air sérieux, les finissants de l’École nationale de l’humour tenteront de faire rire les Nord-Côtiers lors de leur spectacle dans la région la semaine prochaine. (Photo : courtoisie)

Ils seront treize sur scène pour cette cuvée 2019 de l’École nationale de l’humour. Trois femmes et dix hommes dans la mi-vingtaine, mesurant leur talent à l’aune des applaudissements du public des salles de spectacle nord-côtières du 30 avril au 3 mai prochain.

Marie Hérion, belge d’origine, est l’une de celles qui s’est inscrite il y a deux ans à cette institution de l’humour reconnue à travers la francophonie pour former des humoristes à succès. Cette année, cette «académie» du fou rire et de l’écriture hilarante, dirigée depuis sa fondation par la comédienne Louise Richer, célèbre ses 30 ans.

La jeune humoriste nous confie que la réputation de l’École nationale de l’humour dont les assises sont montréalaises ne cesse de s’étendre.

«Roman Frayssinet, un Français qui est resté quelques années (au Québec) après sa formation pour pratiquer son art dans les bars, est retourné en France. Il est en train d’exploser absolument tout parce qu’il débarque avec un super talent! Ça a un impact sur les étudiants français».

Affronter la compétition

Deux ans de cours, entre 15 000$ à 18 000$ dollars à débourser pour parvenir à ses fins, coûts heureusement soutenus par des bourses d’études, comment vit-on cette compétition journalière au coude à coude?

«Chacun le vit à sa façon, mais dans la cohorte actuelle on est, je trouve, bienveillant les uns envers les autres. On est humain, on se compare les uns aux autres, mais nos professeurs nous disent qu’on est bienveillants». Ce qui peut, selon elle, varier d’une année à l’autre selon les circonstances et les caractères.

Le spectacle de la cuvée 2019

La formule du spectacle est pensée de telle sorte que le travail des uns et des autres s’enchaîne en un feu roulant de sketch, de solos, et de propos désopilants.

«On a créé un numéro d’ouverture tous ensemble. Et c’est à chaque fois un défi car on doit créer en commun. C’est très marrant à travailler. Puis on a cinq minutes chacun de façon individuelle, un texte qu’on a écrit. C’est très diversifié. On a chacun nos univers, chacun nos humours différents». S’ajoute à cette formule, nous précise Marie Hérion, un sketch élaboré par trois des finissants.

Ces cinq minutes de «one man show» présentées au public sont issues des travaux pratiques que doivent concevoir hebdomadairement les étudiants. Chacun d’eux doit écrire un numéro d’humour et le livrer à l’ensemble de la classe chaque vendredi, pendant toute la durée de la formation. Pour le stage final, soit la Tournée des finissants de l’École nationale de l’humour, on ne retient que le meilleur!

Voilà donc ce qui attend les férus d’humour dès le mardi 30 avril à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, le lendemain 1er mai à la Shed-à-Morue de Havre Saint-Pierre et pour deux soirs consécutifs les 2 et 3 mai au Café-Théâtre-Graffiti de Port-Cartier. Toutes les représentations sont à 20h.

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