Corriveau se sent d’attaque pour le dernier droit

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Par Sandro Célant
Corriveau se sent d’attaque pour le dernier droit
Confiant de remporter les prochaines élections fédérales, le conservateur François Corriveau exhibe un t-shirt du Bloc conçu lors de son année de fondation.

À exactement une semaine des prochaines élections fédérales, le candidat conservateur François Corriveau se sent d’attaque et confiant de pouvoir l’emporter, le 21 octobre, dans la circonscription de Manicouagan.

Le représentant du parti du chef Andrew Scheer a profité d’un point de presse, lundi après-midi, pour réitérer ses valeurs et ses engagements à faire bouger les choses dans son patelin d’origine.

« Je suis né dans la région et je suis toujours demeuré sur la Côte-Nord. Aujourd’hui, j’en appelle à la fierté des Nord-Côtiers, qui doivent maintenant agir dans leurs propres intérêts. C’est le temps que ça change », a-t-il lancé avec conviction.

Insistant sur l’incapacité du Bloc québécois à faire vraiment avancer les dossiers régionaux, à son avis, l’aspirant a mis l’emphase sur ses racines afin de redonner à la Côte-Nord une voix à Ottawa.

« Je suis très fier d’appartenir à un parti qui a mis les régions au cœur de son projet de gouvernance. Je suis quelqu’un d’ici et qui ne vient pas de Sorel alors que son conjoint agit comme député de Varennes », a imagé M. Corriveau en faisant évidemment référence à la députée sortante, Marilène Gill.

Une seule fois

Profitant de son allocution pour déplorer le peu d’action concrètes réalisées par le parti au pouvoir dans Manicouagan, le représentant des Bleus est même revenu sur une citation, avec preuve visuelle à l’appui, du chef fondateur du Bloc, Lucien Bouchard, en 1991.

« À l’époque, M. Bouchard avait spécifié que son parti ne devait exister que pour une seule fois et des t-shirts avaient même été conçus pour illustrer son message. Ça fait maintenant huit élections, dont sept avec le Bloc dans l’opposition. Cela a assez duré. Ça ne fonctionne pas. »

Principaux engagements

Le conservateur précise que la Côte-Nord ne peut plus se permettre de continuer à reculer avec le parti bloquiste qui, selon lui, représente un boulet hypothéquant le progrès économique.

L’homme de 49 ans est ensuite revenu sur ses principaux engagements. « Je demande à mes concitoyens de me donner le mandat d’agir en leur nom pour le prolongement de la route 138, la réalisation d’un pont qui viendra après le prolongement, pour la fin des rejets d’eaux dans les écosystèmes de même que la couverture cellulaire pour toute la Côte-Nord. »

Tout en estimant que la population en a assez des frasques de Justin Trudeau et de l’inertie du parti bloquiste, François Corriveau lance un message clair.

« Si le Bloc mérite de continuer, que d’autres comtés du Québec prennent la relève et se sacrifient à leur tour. Sur la Côte-Nord, on a assez donné. Après 26 ans, il est temps qu’on pense à nous et à notre avenir avec un parti qui sera en mesure de se faire entendre », a-t-il lancé en guise de conclusion.

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