Concessionnaires automobile : des pertes en mars et en avril

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Par Laurence Dupin
Concessionnaires automobile : des pertes en mars et en avril
Sylvain Chartrand directeur général de Ford à Sept-Îles.

Les concessionnaires automobiles ont eux aussi subi la crise de la COVID-19, mais les ventes redémarrent avec cette réouverture depuis deux semaines. Les habitudes des acheteurs ont cependant un peu changé.

Le garage Ford Olivier sur la rue Smith n’a pas été complètement fermé pendant la période de confinement. « Nous étions service essentiel », précise Sylvain Chartrand, directeur général. « En effet, les voitures de police, les ambulances, Telus… roulent en Ford ».

Ce qui a surtout changé pendant cette période, ce sont les ventes car elles se faisaient sur rendez-vous ou par Internet. « Le marché de la vente par Internet fonctionnait déjà bien avant la crise mais la COVID-19 l’a optimisé. Les premiers contacts se font aujourd’hui beaucoup par Internet. » Cela n’a pas empêché les ventes de diminuer sur les deux mois de mars et avril.

« Nous avons perdu à peu près 70 ventes de véhicules sur cette période. D’habitude, ce sont des mois importants pour nous car il y a la sortie des nouveaux véhicules. Ford avait fermé ses usines en Amérique du Nord, elles vont rouvrir cette semaine et tout sera revenu à la normale à la fin du mois de juin », confie le directeur.  En effet pour le moment il faut patienter un peu pour avoir son véhicule, mais « les gens choisissent de changer les options pour avoir leur véhicule plus rapidement ».

« En plus, Ford propose des programmes très agressifs avec notamment le paiement des trois premiers mois et un 1 000 $ de rabais pour tous ceux qui sont en première ligne comme le personnel soignant », confie Sylvain Chartrand.

Chez Volkswagen, même constat. Les deux mois qui viennent de passer ont été difficiles avec juste cinq véhicules (4 neufs et une occasion) vendus en avril mais qui avaient été commandés avant. Tout s’est effectué à distance et les véhicules ont été livrés chez les particuliers.

« Nous avons effectuer des services d’urgence sur les véhicules des personnels en première ligne comme les infirmières, les pompiers… etc. Fin avril notre atelier a rouvert entièrement face à la demande », précise Guillaume De Champlain. « La situation n’est pas mauvaise aujourd’hui mais tout est bien plus tranquille qu’en temps normal. Mais je ne me plains pas, je m’inquiète plutôt pour tous les commerces qui sont encore fermés comme les restaurateurs, les barbiers… » Pour le mois de mai, la reprise s’est faite très en douceur avec un nombre de véhicules vendus en deçà du prévisionnel.

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