Commémoration en mémoire de Joyce Echaquan au Cégep de Sept-Îles

Photo de Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local
Commémoration en mémoire de Joyce Echaquan au Cégep de Sept-Îles

Le vendredi 2 octobre, s’est tenu une cérémonie au Cégep de Sept-Îles en mémoire de Joyce Echaquan, une femme atikamekw de 37 qui a perdu la vie à l’hôpital de Joliette dans des circonstances troublantes le 28 septembre.

La commémoration était organisé par plusieurs employés du Cégep de Sept-Îles. Marie-Marthe Malek, conseillère pédagogique, était très fière d’avoir été capable d’organiser un tel événement à en peine une journée. Elle affirme que lorsqu’on travaille ensemble, on est capable de grande chose. Pour Mme Malek, il était important de souligner la mémoire de Joyce Echaquan et surtout s’assurer que dans l’avenir, une telle tragédie ne se reproduise pas.

Pour l’occasion les étudiants autochtones, allochtones et membres du personnel du Cégep étaient invités à venir signer leur nom sur une toile dans le hall. Des photos et vidéos de la toile et du rassemblement seront envoyés à la famille de Joyce Echaquan.

Certains chefs autochtones étaient présents lors de la commémoration qui s’est déroulée sur l’heure du dîner à l’extérieur. C’est notamment le cas de Mike Mckenzie, chef de Uashat mak Mani-utenam. Dans une allocution, celui-ci s’est dit choqué par la mort de Joyce Echaquan, mais qu’il se console en voyant toute l’indignation qu’il y a dans la population face à un tel événement. M. Mckenzie espère que le processus de réconciliation entre les peuples autochtones et les gouvernements se poursuivent, mais qu’il faut aussi une réconciliation au niveau humain.

Le Chef d’Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, s’est aussi adressé à la foule même s’il n’était pas sur place grâce aux moyens de télécommunications. M. Piétacho trouve malheureux qu’il ait fallu un tel événement pour faire bouger les choses. Il affirme : « On doit travailler à éliminer un virus qui est présent depuis trop longtemps dans nos vies et dans nos communautés, c’est celui du racisme».

La commémoration s’est conclue avec une prière et un chant au cours duquel les participants à la cérémonie ont été appelés à participer à une dance traditionnelle.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires