Bernard «Rambo» Gauthier accueilli en héros

Bernard «Rambo» Gauthier accueilli en héros

C’est sous un tonnerre d’applaudissements que l’agent d’affaires de la FTQ-Construction, Bernard «Rambo» Gauthier, a fait son entrée à l’aéroport de Sept-Îles vendredi soir, où une bonne soixantaine de travailleurs l’attendaient avec impatience. Le leader syndical est rentré au bercail fatigué, mais avec le sentiment du devoir accompli.

«On lâchera pas, le message a été clair : on va protéger nos arrières, c’est fini le viol de la Côte-Nord», a lancé avec aplomb, Bernard «Rambo» Gauthier, tout juste démarqué de l’avion qui l’a ramené de Montréal où il a livré sa version des faits pendant un peu plus de deux jours devant la commission Charbonneau. «C’était pas des menteries, c’était du sérieux et j’espère qu’ils [les commissaires] vont nous prendre au sérieux, c’est la vie de nos familles», a-t-il affirmé.

«L’argent roule, ça fait quatre ans et demi avec La Romaine et le Plan Nord et ça passe au-dessus de nos têtes. C’est assez, on demande simplement un respect au niveau de l’embauche.» Comme il l’a fait devant la juge Charbonneau, Bernard Gauthier a martelé une fois de plus que le nœud du problème se trouve sous la question de la mobilité provinciale.

«Arrangez-vous donc qu’elle [la clause de la mobilité provinciale] nous donne un coup de main, pis y’en aura pas d’intimidation ou des déplacements de masse, si on est protégés et si c’est garanti qu’on va travailler chez nous», a-t-il exprimé. Quant à ses méthodes musclées, le représentant syndical est d’avis que la commission et le gouvernement ont maintenant «tous les outils en main» pour éviter d’autres débordements et favoriser l’embauche locale.

De retour chez lui
Après une «dure semaine», Bernard Gauthier s’est dit heureux de retrouver sa région, appuyé par ses travailleurs. «Je me sens bien, je ne m’attendais pas à cet accueil», a confié celui qui a été au cœur de toutes les tribunes depuis les derniers jours. «La Côte-Nord c’est une belle région, solidaire comme vous avez pu voir, et c’est une région qui ne se laissera jamais passer sur le corps, au grand jamais.»

Pour la suite, le représentant syndical s’accorde une semaine de relâche au chalet en compagnie de ses proches et son fils pour «décanter tout ça, reprendre des forces et revenir encore plus fort.»

Plusieurs travailleurs de la construction tenaient à se déplacer pour accueillir leur leader syndical, qui a permis de faire rayonner leur cause à travers la province. (Photo : Optik 360)