Autochtones: Un travail entamé pour répertorier les sites sacrés

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Par Éditions Nordiques
Autochtones: Un travail entamé pour répertorier les sites sacrés
Les chefs innus de la Côte-Nord ont fait un point de presse ce matin à Uashat.

Se déclinant en deux volets, «Les gardiens des sites sacrés» est un projet issu de la communauté autochtone ayant fait l’objet d’une intéressante présentation lors de deux rencontres d’information ouvertes à tous qui se sont tenues respectivement au Musée Shaputuan de Uashat et à la Maison de la Famille de Mani-Utenam, les 29 et 30 janvier.

Dans un premier temps, des consultants et guides spirituels ont travaillé à répertorier les lieux sacrés ancestraux, depuis août 2014. Des connaissances transmises qui permettront de les cartographier et de les garder à leur état naturel, en travaillant de manière collective à la protection. Un projet qui comporte la mise sur pied d’un Centre du savoir traditionnel autochtone pour assurer la transmission des connaissances traditionnelles des aînés aux jeunes de la communauté.

Pendant cette courte rencontre d’information, une critique virulente des pensionnats autochtones a été formulée par l’un des membres de ce comité de travail. «Avec les pensionnats autochtones, on a détruit une bonne partie de notre identité. Ça prend du temps à reconstruire. Pour nous, il est important de renouer avec nos racines», avance-t-il.

Pour un autre membre de ce comité de travail, Kathleen André, il devenait impératif de trouver un moyen rapide pour interagir avec les aînés de la communauté afin qu’ils puissent transmettre leurs savoirs aux plus jeunes avant leur décès. Un éveil qui a pris forme lors d’un court voyage effectué dans des lieux sacrés. «J’ai été émerveillé à certains moments. J’ai eu peur à d’autres moments. Je me suis senti très connecté avec la terre, soutient-elle. Ça m’a fait du bien. J’ai eu l’impression de retrouver mon identité.»

Au cours des prochains mois, les membres de ce comité de travail entendent fournir la liste des lieux sacrés à l’UNESCO pour qu’ils soient officiellement répertoriés. Par une telle initiative, ils espèrent également faire en sorte que les autochtones seront davantage reconnus comme des partenaires et non perçus comme des adversaires du développement économique.

(Photo : Le Nord-Côtier)

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