Anticosti : Québec doit respecter ses engagements, dit Pétrolia

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Par Fanny Lévesque
Anticosti : Québec doit respecter ses engagements, dit Pétrolia

Pétrolia a réagi lundi aux propos de Philippe Couillard qui a récemment affirmé qu’il n’y aurait pas d’exploitation d’hydrocarbures sur Anticosti sous son règne. Vendredi, le premier ministre n’a pas exclu même, l’éventualité que Québec se retire du projet d’exploration.

Pétrolia, partenaire avec Ressources Québec de la société Hydrocarbures Anticosti, rappelle que les ententes conclues «formellement» entre les parties «continuent de s’appliquer et qu’elles doivent avoir préséance sur les influences et les ingérences politiques», peut-on lire dans un communiqué, publié par l’entreprise.

Selon la société «contrairement à ce qui a été dit par le premier ministre, il n’y a rien dans les ententes qui donne au gouvernement du Québec le droit de se retirer ou de se soustraire à ses obligations (…) Plusieurs actionnaires ont investi et mis leur confiance dans Pétrolia en se fondant sur la fiabilité de ces engagements gouvernementaux».

Toujours selon Pétrolia, «les déclarations publiques du gouvernement à l’effet qu’il n’entend pas respecter ses engagements contractuels sont sérieuses et hautement préjudiciables». À la Conférence sur les changements climatiques à Paris, Philippe Couillard a condamné le projet, en plus de s’en dissocier vigoureusement.

En 2016, Hydrocarbures Anticosti prévoit forer trois puits avec fracturation sur l’île pour déterminer le taux de récupération des quelque 30 milliards de barils de pétrole équivalent en ressources. Plus de 120 travailleurs seront à pied d’œuvre pendant six mois, pour réaliser les travaux qui nécessiteront des investissements de 35 millions $.

 

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