ANCATED adopte une nouvelle identité

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Par Éric Martin
ANCATED adopte une nouvelle identité
La coordonnatrice d’Autisme Côte-Nord, Hélène Gosselin, et la trésorière de son conseil d’administration, Julie Bergeron, présentent fièrement le nouveau logo de l’organisme.

Afin de faire en sorte que sa mission soit plus facilement compréhensible par l’ensemble de la population, l’Association nord-côtière de l’autisme et des troubles envahissants du développement (ANCATED) devient Autisme Côte-Nord. Le dévoilement de ce nouveau nom et du logo s’est fait lors de la conférence de Guylaine Guay le 25 octobre.

Ce changement de nom s’imposait puisque le terme trouble envahissant du développement a été remplacé par trouble du spectre de l’autisme dans le DSN-5, un manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux.

« On voulait être à jour avec ce qui se passe. On le fait dix ans plus tard. On a choisi un logo et un nom qui indique facilement notre mission. Le nom qu’on avait auparavant était compliqué pour plusieurs personnes. Il dit maintenant tout  », affirme la trésorière du conseil d’administration d’Autisme Côte-Nord, Julie Bergeron.

Avec cette nouvelle identité, l’organisme entend organiser un peu plus d’activités sportives et sociales au cours des prochains mois. « Ça demeure une priorité pour nous. On veut briser l’isolement que peuvent vivre les personnes autistes. Encore là, c’est parfois un peu compliqué. Faire la route avec un enfant autiste augmente la charge sensorielle », cite Jessy Bourgeois, mère d’un enfant autiste et vice-présidente du C.A. de l’organisme. « Pour lui, c’est de la nouveauté et ça le rend parfois anxieux. »

Une caractéristique commune

En effet, l’anxiété semble faire partie intégrante du trouble du spectre de l’autisme. À tout le moins, c’est un élément récurrent. Malgré tout, ce n’est pas en soi une fatalité.

« Il faut apprendre aux jeunes à gérer l’imprévu. J’ai beaucoup misé là-dessus », souligne Mme Bergeron. « On ne reste pas statique dans un environnement. Ça prend du temps comme parent. Il faut organiser les choses pour éviter que les imprévus tournent au drame. »

Le fait qu’on parle de plus en plus de cette cause fait assurément en sorte que plusieurs préjugés tendent à tomber. « Chaque famille a sa propre réalité. Pour faire comprendre aux gens certains traits, on se doit de continuer à parler d’autisme. Ce n’est pas nous les parents d’enfants autistes qui se doivent d’être sensibilisés, c’est l’ensemble de la population. Nous, on le vit au quotidien », affirme Mme Bourgeois.

Un obstacle important

Comme plusieurs de ces pairs, Autisme Côte-Nord se voit dans l’impossibilité d’offrir des services sur l’ensemble du territoire qu’il dessert.

« L’autisme est un handicap. Ces jeunes ne sont pas capables de faire tout ce que font les autres de leur âge. À tout le moins, la plupart d’entre eux. Quand on est en présence d’un autiste, c’est nous qui devons nous adapter et non l’inverse  », tient à préciser Jessy Bourgeois.

Les locaux d’Autisme Côte-Nord sont situés au 700, boulevard Laure à Sept-Îles. L’organisme est membre de la Fédération québécoise de l’autisme qui regroupe près d’une quarantaine d’associations au Québec. Son équipe peut être jointe par téléphone au 418 962-2272. Ses services s’adressent à toutes les personnes touchées de près ou de loin par la cause de l’autisme.

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