Alexandre Cantin, fasciné par l’univers marin!

Photo de Sylvain Turcotte
Par Sylvain Turcotte
Alexandre Cantin, fasciné par l’univers marin!
Sur ce cliché, Alexandre Cantin est photographié par Gino O’Connor qui l’accompagne régulièrement pour plonger. Alexandre tient son appareil photo qu’il a malheureusement perdu le 2 août lors d’une plongée à l’anse au voilier de l’île Grande Basque. « Il flotte depuis ou il s’est échoué quelque part. Avis de recherche! C’est avec cet appareil que je prends toutes mes photos depuis une dizaine d’années. »

On ne vous parlera pas du journaliste de TVA Est-du-Québec, Alexandre Cantin, mais de l’homme passionné par la plongée nordique.

Ça ne date pas d’hier qu’Alexandre Cantin a pris goût à la plongée nordique. Il faut remonter à ses années au secondaire, en secondaire 4 plus précisément, fin des années 80, alors qu’il avait suivi une certification. Après avoir laissé de côté cette passion, il a renoué avec elle en 2003, huit ans après son arrivée à Sept-Îles.

« Ça remonte à un documentaire de Cousteau (Jacques-Yves). L’univers marin m’a toujours passionné, il est mystérieux, fascinant. Il y a beaucoup de vie, on est en contact avec les éléments de la nature », souligne l’homme âgé de 46 ans, originaire de Québec.

L’univers parallèle d’Alexandre Cantin, à Sept-Îles, se trouve non loin des îles ou de la Pointe-Noire. « Ce qu’on voit du Saint-Laurent marin est bien conservé, les sites sont intacts», mentionne-t-il.

Un amalgame de trésors…

L’adepte de plongée se dit animé et émerveillé par la diversité qu’offre les fonds marins, avec ses crustacés, ses poissons et encore plus. Ses trésors marins : les mollusques, les anémones plumeuses et marbrées, les nudibranches, les framboises de mer. La liste est longue.

« Il y a une diversité d’organismes. Les gens sont souvent surpris quand on leur dit ce qu’on peut voir. Il y a un amalgame de trésors ».

À ce tableau s’ajoutent les homards, qu’il a vu par centaine cet été, « un changement des plus spectaculaires. Ils sont très actifs cette année », souligne-t-il.

Parmi ses plus beaux souvenirs de plongée, Alexandre mentionne celui d’avoir déjà aperçu les canons du navire Le Corossol qui s’était échoué près de l’île Manowin. « Ils sont difficiles à observer, car ils sont recouverts de coraux et il y a aussi des roches. Il n’y a pas beaucoup d’épaves dans ce coin à ma connaissance ». Il espère un jour voir l’Apollo si le projet de le convertir en récif artificiel à Godbout se concrétise.

En tête de liste cependant, c’est sa rencontre avec un béluga sous l’eau en 2003, près de la petite île au Marteau, en Minganie. « Tu sais que tu ne reverras pas ça souvent ».

Le Septilien se réjouit des beautés du Saint-Laurent, de la proximité de la nature, « à portée de mains ». Il fait une quinzaine de plongées par année, entre avril et novembre. Il mentionne que la région offre aussi de belles possibilités pour faire de l’apnée.

… et de sensations

La plongée nordique amène Alexandre Catin dans un univers silencieux, où il se sent bien sous l’eau. «C’est la sensation de flotter, un moment de plénitude.»

Cette extase ne peut cependant se faire sans compromis. Avant de se retrouver à une vingtaine de mètres sous l’eau, il y a la préparation, un aspect technique primordial avec l’équipement, qui prend quelques heures.

« Plonger te permet de tester tes limites. Ton corps te parle plus. La prise de décision est importante », indique-t-il. Il faut aussi considérer la météo. « Le froid rajoute la principale difficulté. Ça bloque beaucoup de plongeurs ». Lors d’une récente sortie pour le Septilien, l’eau à la surface était à 3 degrés Celsius, deux degrés de moins en profondeur.

Alexandre Cantin soutient qu’il n’a aucune peur quand il se lance sous l’eau, que la seule crainte qu’il pourrait rencontrer c’est le courant, des conditions mal évaluées.

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