Alerte à la bombe: Retour à la normale dans les écoles

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Par Éditions Nordiques
Alerte à la bombe: Retour à la normale dans les écoles

Il n’y «aucune inquiétude» pour les prochains jours dans les écoles de la région après inspections visuelles, extérieures et intérieures. La Commission scolaire du Fer a fait le point en fin d’après-midi sur une journée mouvementée, alors que «quelques écoles» de Sept-Îles ont reçu tôt ce matin une alerte à la bombe.

En matinée, les écoles primaires et secondaires de Sept-Îles de la Commission scolaire du Fer et le Cégep de Sept-Îles ont été évacuées par mesure de prévention, à la suite d’un appel à la bombe. Selon le président de la commission scolaire, Rodrigue Vigneault, un courriel menaçant aurait été envoyé à différentes écoles de la province, dont l’école du Boisé à Sept-Îles.

«Quelques écoles» de Sept-Îles ont été visées par ce courriel, mais l’école du Boisé a été la première à alerter les autorités, selon le directeur général, Lucien Maltais. Les écoles de Port-Cartier et Fermont n’ont pas été évacuées, mais ont été inspectées. Ces dernières n’ont pas reçu le courriel menaçant. Des courriels ont été envoyés à une soixantaine d’écoles et cégeps de différents endroits au Québec, dont en Abitibi, dans la région de la Vieille Capitale et au moins une école en Ontario.

«Ce matin, on avait des informations pertinentes de croire qu’on avait une alerte de bombe et que ça pouvait cibler quelques établissements de Sept-Îles», a mentionné M. Maltais en point de presse, en fin de journée.

du Boisé
Les élèves évacués ont été transportés dans des abris temporaires. (Photo – Le Nord-Côtier)

Les inspections ont été élargies aux établissements de Port-Cartier et Fermont «puisqu’on ne savait rien». La Sûreté du Québec a coordonné la cellule de crise pour les écoles anglophones, autochtones et privée. La SQ a été avisée dès 7h15 et a mis en place avec la commission scolaire une cellule de crise. Par mesure préventive, les élèves de l’ensemble des écoles de Sept-Îles ont été redirigés vers des points de rassemblement d’urgence. Des inspections visuelles, extérieures et intérieures ont été effectuées par les policiers et le service incendie de la Ville de Sept-Îles. Ceux-ci ont jugé les établissements «sécuritaires».

«Aucune inquiétude» pour les prochains jours
La commission scolaire «n’a aucune inquiétude» pour le déroulement des activités, ces prochains jours. «On n’a aucune information, pour l’instant, qui nous dit que la sécurité des élèves est mise en jeu, ce qui fait qu’on fait les cours normaux», a affirmé Lucien Maltais qui croit que l’événement a pris «une ampleur beaucoup plus grosse que la situation».

«Ça vient nous dire que ça peut arriver à tout moment», a mentionné Rodrigue Vigneault pour qui la journée d’aujourd’hui aura été «une pratique d’une situation qui s’est bien terminée». Selon la direction de la commission scolaire, chaque école à un plan d’urgence en cas d’alerte à la bombe.

Si des simulations d’incendie sont pratiquées chaque année avec les élèves, ce n’est pas le cas avec d’autres situations d’urgences comme une alerte à la bombe, puisque «ça peut créer une anxiété» chez les jeunes, explique Lucien Maltais. Le personnel est cependant formé et pratique des simulations pour certaines situations, dont la présence d’un tireur dans une école.

Le Cégep a aussi fermé ses portes ce matin.
Le Cégep a aussi fermé ses portes ce matin.

Pour l’heure, la Sûreté du Québec tenterait d’identifier la source des courriels. Il s’agirait d’une coalition nommée «Le Sceptre Rouge» et en apparence antisyndical. «Nous sommes une collectif qui est FURIEUX avec les syndicats des professeurs et les horreurs qu’ils infligent sur les enfants innocents (…) Nous ne reposerons pas jusqu’à que cette « grève » est terminée (sic)», mentionne les auteurs dans un français approximatif. Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a qualifié ce coup d’éclat de «geste criminel» et «lâche».

Toute personne qui aurait des informations sur ces événements est invitée à communiquer avec les policiers au 1 800 659-4264. La commission scolaire du Fer compte 4500 élèves, dont 3200 à Sept-Îles.

Mesures préventives prises par la commission scolaire :

  • Inspection intérieure et en dessous des autobus scolaires.
  • Inspection visuelle, intérieure et extérieure, des écoles.
  • Chaque membre du personnel devra inspecter son environnement de travail.
  • Les poubelles seront vérifiées.
  • Le tout «tant que la Sûreté du Québec n’aura pas conclu que c’est un canular».

Avec Fanny Lévesque

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Les syndicats n’ont pas reçu le courriel
Visés dans le courriel qui a été envoyé à une soixantaine d’écoles et de cégeps du Québec et de l’Ontario, les syndicats d’enseignement n’ont pas reçu l’alerte à la bombe directement, selon la présidente du Syndicat de l’enseignement de la région du Fer, Janine Hould.

Le Front commun syndical, qui négocie présentement une nouvelle convention collective pour la fonction publique avec le gouvernement du Québec, «prend la situation très au sérieux». «Nous condamnons le geste du collectif qui a diffusé ce message haineux. Nous déplorons que les syndicats et le syndicalisme en général soient menacés directement dans le texte diffusé par les auteurs de ces appels à la bombe», ont déclaré les chefs des trois grandes centrales syndicales, la FTQ, la CSN et la CSQ.

Janine Hould explique que les instances nationales sont en discussion avec les forces de l’ordre pour évaluer s’il y a une menace pour les prochaines grèves tournantes, les 12 et 13 novembre. En débrayage le 27 octobre, Mme Hould affirme ne pas avoir senti de réactions négatives au sein de la population. «Au contraire, il y a une partie de la grève qui s’est déroulée au coin Laure-Smith. On n’a pas senti de grogne, pas du tout. Même que ça surprit nos membres qui distribuaient des tracts», a-t-elle mentionné.


La Commission scolaire du Fer a fait le point avec la presse en fin d’après-midi. (Photo – Le Nord-Côtier)

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