Après trois ans en politique municipale où elle a constaté des politiques et décisions qui ne prenaient pas en cause les régions, Meggie Richard a décidé de faire le saut au niveau provincial, afin de s’assurer que sa région et la circonscription de Duplessis soient entendues.
L’actuelle préfète de la MRC de Minganie en a assez des politiques mur à mur qui ne répondent pas aux réalités régionales. Elle donne l’exemple de la centralisation au niveau du réseau de la santé avec Santé Québec, qui selon elle, a fait perdre des services aux régions.
Ce sentiment que les volontés des régions ne sont pas écoutées a motivé son choix de porter les couleurs du Parti québécois.
« C’est le vrai gouvernement des régions », dit-elle. « Cette vision de décentralisation et de prendre des décisions avec le milieu, c’est ce qui m’anime et me rejoint. »
Le déclin démographique est aussi un enjeu au cœur de son engagement politique. Elle souhaite que la région améliore son attractivité.
« Duplessis est une terre d’opportunité. Moi, je souhaite que mes garçons, comme moi, aient le goût de vivre [sur la Côte-Nord] et de participer au développement et à la vitalité de la région », dit-elle.
La candidate affirme être prête à relever ce nouveau défi professionnel, si les électeurs l’élisent députée le 5 octobre. En plus de son expérience à titre de préfète de la Minganie, elle a aussi été directrice générale de la municipalité de Havre-Saint-Pierre et œuvré dans le développement touristique. Après une longue réflexion, elle a décidé de se présenter.
« J’adore ce que je fais et j’avais l’impression de faire un impact, mais j’ai aussi constaté que souvent nous n’étions pas entendus au niveau de nos particularités régionales et je crois que je suis la bonne personne pour aller porter ce message grâce à mon expérience et ma proximité avec la population », affirme Mme Richard.
Enjeux régionaux
L’accès aux soins de santé est une priorité pour la candidate péquiste. Pour atteindre cet objectif, elle estime qu’il faut que les CLSC redeviennent la porte d’entrée du réseau.
La décentralisation du système de santé permettra aussi, croit-elle, de favoriser les services en région.
« On veut abolir Santé Québec pour enlever cette couche de bureaucratie qui rend moins imputable le gouvernement et qui le dissocie des réalités régionales », affirme-t-elle.
Le PQ veut aussi mettre fin à la main-d’œuvre indépendante qui utilise le navettage. Meggie Richard promet un plan de transition adéquat qui permettra au réseau de se sevrer de cette pratique sans qu’il y ait de conséquences pour le patient.
Au niveau de l’accès au territoire, le pont sur le Saguenay est prioritaire pour elle, afin de désenclaver la région
« La Côte-Nord mérite un pont et nous n’avons pas changé d’idée là-dessus. On a toujours été derrière ce projet et on continuera de l’être », dit Meggie Richard.
L’itinérance a explosé dans la circonscription de Duplessis. Son parti s’est engagé à diminuer de moitié ce phénomène. Cela nécessitera un soutien aux organismes, ainsi que l’ajout d’intervenants et les unités d’hébergement.
« Ce sera une priorité de soutenir nos organismes communautaires qui œuvrent à ce niveau », dit-elle.
Indépendance
Le Parti québécois a promis de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat, s’il est élu le 5 octobre. Présentement, le soutien à la souveraineté avoisine les 30 %. Mme Richard indique qu’actuellement, l’enjeu de cette élection porte sur qui est le meilleur parti pour gouverner le Québec.
« On est convaincu que par la suite, on va pouvoir démontrer aux Québécois que l’indépendance du Québec c’est ce qu’il faut pour protéger notre culture, notre histoire, notre langue, mais aussi veiller à nos intérêts », dit-elle.
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