Le Festival du film de Sept-Îles, le Ciné Sept, sera de retour en février prochain pour sa 35e édition, après avoir fait relâche l’an dernier. Pour les organisateurs, la relance s’accompagne toutefois de plusieurs défis administratifs.
Le départ du coordonnateur à temps plein a notamment compliqué la transition pour le comité organisateur, composé en grande partie de bénévoles.
« C’était vraiment une année difficile », raconte Josée Fortin, membre du comité organisateur. « On avait un coordonnateur à temps plein qui s’occupait de tout et, lorsqu’il est parti juste récupérer toutes les informations dont on avait besoin, la documentation, changer les documents légaux, c’était compliqué. C’était vraiment obstacle par-dessus obstacle. »
Des démarches qui s’accumulent
La relance du festival a notamment demandé plusieurs démarches auprès des organismes subventionnaires et pour remettre les documents administratifs à jour.
« Le seul mot qui vient en tête, c’est “bureaucratie” », affirme Josée Fortin. Elle souligne notamment les coûts liés à la comptabilité et aux états financiers, qui représentent un défi pour un organisme à but non lucratif.
Selon elle, les procédures pourraient être simplifiées pour les organismes culturels.
« Si on pouvait avoir un gouvernement qui est plus axé sur la culture et qui croit plus aux organismes culturels, qui pourrait rendre justement toutes les procédures beaucoup plus simples pour les OBNL, parce que là, il y a de quoi décourager. »

La membre du comité estime également que la culture mérite davantage d’attention dans les investissements locaux.
« Dans une ville comme Sept-Îles, on parle beaucoup de sport, on investit beaucoup là-dedans, ce qui est important […] Mais on peut concilier les deux en offrant une offre culturelle intéressante. Donc, il faut absolument faire quelque chose, parce que les organismes vont s’éteindre tranquillement. »
Une programmation qui se dessine
Malgré l’incertitude entourant certaines demandes de financement, notamment auprès de la SODEC, de Téléfilm Canada et dans le cadre de l’Entente culturelle avec la Ville de Sept-Îles, le comité travaille déjà sur la programmation de cette 35e édition, qui doit se tenir du 11 au 21 février.
« Les gens de Sept-Îles et de la Côte-Nord aiment le bon cinéma. C’est là qu’on va mettre notre énergie : leur présenter des films diversifiés, des auteurs indépendants, des films qui ne sont pas présentés normalement »

Parmi les films envisagés se trouvent notamment Nitassinan de Joséphine Bacon et La meilleure façon, c’est par accident de Noémie D. Leclerc.
Même si la programmation n’est pas coulée dans le béton, Mme Fortin affirme travailler a offrir des documentaires, des œuvres destinées aux familles ainsi que des courts-métrages réalisés par des artistes de la relève locale.
Des discussions sont aussi en cours avec la Salle Jean-Marc-Dion pour la tenue d’une activité spéciale d’ouverture ou de clôture.
Des bénévoles recherchés
Pour assurer le retour du festival, le comité souhaite également renforcer son équipe bénévole. Des personnes ayant des compétences en comptabilité, en communication et en organisation d’événements sont notamment recherchées.
Le comité rappelle que la participation du public demeure également importante pour assurer la continuité du festival.
« Si les citoyens veulent nous aider, oui, c’est de venir participer et d’être là en grand nombre quand on va présenter les films. Mais aussi, s’ils veulent venir à l’Assemblée générale, nous rencontrer, discuter avec nous, ça va nous montrer que les gens ont envie qu’il y ait un festival. »
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.