Pour Alexandre Deschênes, le fait de s’impliquer dans sa communauté est dans sa nature. Son engagement en politique et pour le Parti marxiste-léniniste n’a donc rien de surprenant.
« Je m’implique où j’habite », dit-il.
Cette campagne provinciale est loin d’être sa première. Il s’agit plutôt de la septième fois qu’il défend les couleurs du Parti marxiste-léniniste. Sa première campagne électorale a eu lieu alors qu’il avait 19 ans, au début des années 2000.
Il reconnaît d’emblée que des termes comme marxiste et léniniste n’ont pas bonne presse en Amérique du Nord et qu’il y a des stigmates. Toutefois, il voit avant tout dans son parti une façon d’amener un renouveau démocratique au Québec.
« On veut s’assurer que les travailleurs et travailleuses puissent avoir ses représentants à l’Assemblée nationale. On va commencer par ça », dit-il.
Pour lui, le système est brisé. Le mode scrutin ne fonctionne pas. Il dénonce que l’argent qui est dépensé dans l’État soit détourné vers les grandes entreprises.
« Ce que je déplore, c’est qu’on crée de la richesse et on reçoit des miettes », dit M. Deschênes. « Comment ça se fait que sur la Côte-Nord, il y ait des milliards qui sont produits en PIB, mais qu’on ne reçoive pas cet argent dans les services publics. »
Il note le contraste qu’il y a entre les entreprises qui génèrent des revenus importants, au même moment où il constate qu’il y a de plus en plus de gens qui vivent dans la rue sur la Côte-Nord.
« Regarder tout l’argent qu’on a donné à Northvolt qui a disparu des coffres publics alors qu’il y a des gens qui crèvent de faim et qui sont dans la rue », dit-il. « Si c’est extrémiste dire ça, et bien je suis extrémiste ! Moi, c’est les droits humains avant tout. »
L’itinérance est un phénomène qu’il est à même d’observer dans son quotidien. M. Deschênes est intervenant en itinérance au Centre d’intervention le Rond-Point à Sept-Îles. La création de logements et le financement des organismes communautaires doivent être adressés pour faire face à cet enjeu, estime-t-il.
Enjeux régionaux
L’accès au territoire est important pour le candidat. Le pont sur le Saguenay est une nécessité pour lui. La nationalisation du transport régional est une solution pour desservir la Côte-Nord, croit-il. Il souhaiterait aussi une meilleure desserte ferroviaire de la région. Il donne en exemple le chemin de fer Tshiuetin qui permet de desservir Schefferville et qui pourrait inspirer d’autres initiatives similaires pour le transport de passagers.
« La mobilité est importante, mais la mobilité pour qui ? Est-ce que ce sont les minières qui décident qui est mobile avec le fly-in fly-out ou on met les habitants du territoire au centre des préoccupations », questionne M. Deschênes.
La qualité et la proximité des services sociaux sont aussi des priorités pour le candidat. Les différences qu’il peut y avoir en termes de services en éducation ou en santé sont des éléments qui nuisent à l’attraction, ou à la rétention sur la Côte-Nord. Il faut donc remédier à cette situation, pour contrer le déclin démographique, indique Alexandre Deschênes.
Il appelle les électeurs à voter selon leur conscience.
« Si les gens ne veulent pas voter pour un des partis principaux parce que cela ne les représente pas et bien voter pour moi. Au moins, vous vous serez disposé de votre droit de vote sans endosser les politiques antitravailleurs des autres partis », conclut-il.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.