M15 B : L’Association du hockey mineur de Uashat mak Mani-utenam se défend
L'Association du hockey mineur de Uashat mak Mani-utenam mise sur quatre nouveaux techniciens hockey pour assurer l'encadrement des pratiques de toutes les équipes du Mikun. Il s'agit de Jimmy John Mckenzie, Jeffrey St-Onge, Eloick Rock Michel et Edouard André. Photo courtoisie
L’Association du hockey mineur de Uashat mak Mani-utenam (AHMUM) se devait de réagir publiquement aux critiques lancées sur les réseaux sociaux en prenant la décision de ne pas libérer des joueurs M15 B de la communauté.
Sept joueurs inscrits à l’Association du hockey mineur de Sept-Îles (AHMSI) ne seront pas libérés par l’AHMUM, qui tient à sauver son équipe M15 B pour la saison 2026-2027.
D’emblée, le règlement veut qu’un hockeyeur dont l’adresse de résidence est sur le territoire de Uashat ou Malio doit jouer pour son association, si une équipe de même catégorie/calibre est offerte. C’est ce qui s’applique avec le M15 B. Une libération peut toutefois être permise pour une formation de calibre supérieure.
« On a la possibilité d’avoir une équipe (M15 B) dans la communauté », mentionne Isaï Raphaël Hervieux, coordonnateur de l’AHMUM.
« On est une petite région. On ne peut pas perdre des équipes », ajoute David Jean-Pierre, président de l’Association.
Sur les sept joueurs touchés par la situation, la moitié est d’accord pour poursuivre avec l’Association de Uashat mak Mani-utenam, qui comptait six joueurs inscrits de son côté dans le M15.
« Ça fait un bout qu’ils étaient inscrits en ville (Sept-Îles). On les a laissé jouer en ville, mais pour sauver notre hockey mineur, on n’a pas le choix d’appliquer le règlement pour ne pas pénaliser nos joueurs cette année », assurent les dirigeants rencontrés, soit M. Hervieux, M. Jean-Pierre et Kenny Fontaine, directeur des Sports et Loisirs pour ITUM.
Parmi les arguments avancés par des parents qui s’opposent à cette décision de l’Association du hockey mineur de Uashat mak Mani-utenam, il y a l’encadrement offert, la question du transport de Uashat vers Mani-utenam et le fait que les jeunes devraient être libres de choisir.
Kenny Fontaine souligne que l’AHMUM travaille à donner les mêmes services que l’AHMSI.
« Le hockey mineur a évolué à Uashat mak Mani-utenam. On voit que ça avance, que ça ne stagne pas. On est en train de bâtir de quoi pour nos jeunes. Ce n’est pas vrai qu’on va reculer », dit-il.
Un service d’autobus devrait être offert pour que les hockeyeurs de Uashat puissent se rendre aux pratiques à Mani-utenam, service déjà offert pour les matchs et les tournois.
ITUM et Sports Loisirs investissent davantage. Plusieurs personnes impliquées salariées et y mettent temps et passion pour l’Association du hockey mineur.
D’ailleurs, pour la saison 2026-2027, quatre personnes se partageront en duos toutes les pratiques des équipes de l’AHMUM. Il s’agit d’Edouard André, Éloick Rock Michel, Jeffrey St-Onge et Jimmy John Mckenzie. Lors des deux dernières années, il n’y avait qu’une seule personne. Un préparateur physique a également été ajouté au personnel.
Kenny Fontaine et ses acolytes sont ouverts aux critiques constructives, « mais pas aux attaques personnelles », soulève le directeur.
« Aussitôt qu’on fait de belles choses, ce n’est pas souligné, aussitôt qu’on fait de quoi de discutable, on fait la UNE », se désole M. Fontaine.
Au sujet des attaques discriminatoires, les dirigeants se défendent en indiquant que l’AHMUM organise le tournoi de la réconciliation et qu’il y a des initiatives pour former des équipes avec des allochtones et des autochtones.
L’Association du hockey mineur de Uashat mak Mani-utenam compte près de 120 jeunes inscrits pour cette saison. Elle souligne aussi l’impact de l’Atanukan via le programme hockey à l’école Manikanetish. « On est content de leur programme. C’est bon pour le développement et l’éducation. Ça aide à garder nos jeunes à l’école », mentionnent les intervenants rencontrés.
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