Crise à la Coopérative de solidarité d’aide à domicile de la Minganie
Le bureau de la Coopérative d’aide à domicile de Minganie situé à Havre-Saint-Pierre. Photo Courtoisie
Rien ne va plus à la Coopérative de solidarité d’aide à domicile de la Minganie, qui contribue à garder à la maison 90 aînés. L’organisme a mis à pied sa vingtaine d’employés, mais prétend maintenant que « c’était une erreur ».
Dans un communiqué publié mardi, la Coopérative de solidarité d’aide à domicile de la Minganie (CADM) affirme être « pleinement mobilisée », afin d’assurer la continuité des services et d’éviter tout bris de service.
« Nous faisons tout en notre pouvoir actuellement afin de prévenir un quelconque bris de service », affirme le président du conseil d’administration, Gerry Gagnon. « La priorité est la continuité des services pour notre population. »
Ce dernier a pris bénévolement la relève de la directrice générale Lydia Vallée, remerciée dans le dernier mois. Il n’a toutefois pas voulu commenter les raisons de son départ.
Une lettre envoyée aux employés, dont le Journal a obtenu copie, annonçait aussi une mise à pied de la vingtaine d’employés de l’organisme à compter du 26 septembre.
« Par conséquent, votre emploi sera suspendu à compter du 26 septembre 17 h 30, entraînant une mise à pied. Cette décision est prise en raison d’un manque de liquidités qui ne nous permet plus de maintenir nos activités et les emplois qui y sont liés », peut-on lire.
En entrevue, M. Gagnon, indique toutefois que cette lettre a été envoyée par erreur et n’aurait jamais dû être transmise.
« C’est une note qui n’aurait pas dû être envoyée », explique-t-il.
Il affirme qu’aucune mise à pied n’a eu lieu et que les employés continuent d’être payés.
Cette version est cependant contredite par deux employées, qui affirment avoir été informées qu’elles perdront leur emploi à compter du 2 octobre.
Un risque de bris de service
La situation avait suscité des inquiétudes au cours de l’été. En août, la coopérative disait faire face à d’importantes difficultés financières et craindre une interruption de ses services.
Des problèmes de liquidités, des créances irrécouvrables et des difficultés de recrutement figuraient notamment parmi les enjeux soulevés. La situation financière était suffisamment préoccupante pour qu’un bris de service soit envisagé.
Depuis, la coopérative affirme avoir multiplié les démarches avec ses partenaires afin de trouver une solution. Santé Québec Côte-Nord participe notamment aux discussions, tout comme le Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD).
« On est plein de partenaires qui se soutiennent ensemble pour empêcher le bris de service », assure Gerry Gagnon.
Aucune rupture prévue
Malgré les incertitudes entourant le personnel, la CADM persiste et signe : aucune interruption de service n’est actuellement prévue.
« Nous, on ne prévoit aucune diminution de service », affirme M. Gagnon. « On travaille tous à pied d’œuvre pour ça, pour qu’il n’y ait aucun service aux usagers qui soit touché. »
Dans son communiqué, la coopérative rappelle également l’importance des services d’aide à domicile pour une région comme la Minganie, où les réalités géographiques et démographiques représentent des défis particuliers.
La CADM affirme poursuivre ses démarches avec ses partenaires afin de trouver une solution.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.