Éco Nordique à Baie-Comeau : sept travailleurs perdent leur emploi

Par Anne-Sophie Paquet-T. 3:21 PM - 18 septembre 2026
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Les installations d'Éco Nordique sont situées sur l'avenue Babin, à Baie-Comeau. Sept emplois y ont été abolis le 15 septembre. Photo Anne-Sophie Paquet-T.

Sept travailleurs d’Éco Nordique à Baie-Comeau ont perdu leur emploi le 15 septembre, alors que l’entreprise recentre ses opérations régulières de nettoyage industriel à Sept-Îles.

Groupe Nordique explique cette réorganisation par le contexte économique et une volonté de regrouper ses ressources. Selon Stéphanie Mc Clure, vice-présidente aux affaires corporatives, la réflexion était amorcée depuis plusieurs mois à la suite de constats opérationnels faits au sein de l’organisation.

« On ne parle pas de fermeture », précise-t-elle.

Le traitement des matières dangereuses résiduelles (MDR) doit se poursuivre à Baie-Comeau. Avant la réorganisation, Éco Nordique y comptait environ dix emplois. Les sept postes abolis étaient principalement occupés par des chauffeurs, des opérateurs et des travailleurs affectés au nettoyage industriel, selon Mme Mc Clure.

La réorganisation doit notamment permettre de « simplifier la coordination » des opérations et de créer davantage de synergies entre les différentes filiales du groupe.

L’avenir des activités qui demeurent à Baie-Comeau n’est toutefois pas encore arrêté. « On est encore en réflexion sur la suite », indique Mme Mc Clure.

Le choc de l’annonce

Quatre des travailleurs qui ont perdu leur emploi ont accepté de raconter au Journal Le Manic comment ils ont vécu la matinée du 15 septembre. Tous ont demandé de préserver leur anonymat, notamment par crainte que leur identité nuise à leur recherche d’emploi.

Leurs récits concordent sur plusieurs éléments. Ils racontent s’être présentés au travail comme à l’habitude avant d’apprendre qu’ils ne commenceraient pas leur journée.

« On rentre au travail à 6 h 30 comme pas mal chaque matin et le boss m’a dit : Non, on ne touche à rien ce matin », raconte l’un d’eux.

Selon cet employé, des représentants des ressources humaines, un avocat et un dirigeant de l’entreprise ont ensuite rencontré les travailleurs. « Ils nous ont juste appris que la job était finie », résume-t-il.

Un autre indique être arrivé à 7 h et avoir été rencontré vers 7 h 30. « Nous n’avions pas le droit de travailler », affirme-t-il.

L’un des travailleurs raconte avoir été accompagné par un supérieur pendant qu’il récupérait ses effets personnels, jusqu’à sa sortie des lieux.

« Je me suis senti comme un numéro », confie pour sa part un autre employé.

Il dit aujourd’hui remettre en question le discours de son ancien employeur lorsqu’il était question d’une « grande famille ». « On se donnait à fond, on travaillait, on était toujours là. […] Ils nous mettent à la porte de même sans aucun avis », poursuit-il.

Un autre travailleur déplore la disparition de ces emplois à Baie-Comeau et ce qu’elle représente pour la région.

Une décision annoncée le jour même

Les quatre travailleurs rencontrés disent ne pas avoir été avisés à l’avance de la perte de leur emploi. Après l’annonce, ils n’ont pas repris le travail.

Questionnée sur le choix de communiquer la décision le jour même, Mme Mc Clure affirme que l’entreprise souhaitait informer les employés dès qu’elle serait arrêtée.

« Aussitôt que la décision de l’organisation allait être prise, on tenait à les aviser le plus tôt possible », explique-t-elle en confirmant que les employés n’ont pas terminé leur journée de travail le 15 septembre.

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