Après le succès de l’événement Paraloeil sur les murs, Sept-Îles sera à nouveau l’hôte d’une projection de courts-métrages en plein air. Du 22 au 27 septembre, l’exposition Les Brunantes du Musée ambulant illuminera les sentiers des Jardins de l’Anse.
« On s’attend à afficher complet », affirme Jeanne Couture, codirectrice de l’organisme Musée ambulant, qui espère que l’exposition attirera deux milliers de spectateurs septiliens.
Les Brunantes en est à sa sixième édition en dix ans à travers le Québec. Jusqu’à maintenant, les spectateurs ont été ravis par ce concept unique : des groupes d’une vingtaine de personnes parcourent un sentier où sont projetés des courts-métrages sur les éléments de la nature. Mme Couture invite les visiteurs à « venir passer une soirée de découvertes ».
« On n’est pas dans du Walt Disney »
Même si les boucles vidéos projetées lors de l’exposition sont soutenues par une musique et n’ont pas de narration, elles se distinguent nettement de simples films d’animation comme ceux de Walt Disney.
Les 17 séquences vidéos retenues proviennent de la collection du Musée ambulant et de la vidéothèque de l’Office national du film (ONF). Ces projections sont donc sous-tendues par une démarche artistique et font partie d’un répertoire plutôt niché.
Le parcours dans le sentier « permet de présenter plein d’œuvres qui ne seraient pas vues normalement », selon Jeanne Couture. D’ailleurs, la majorité des courts-métrages présentés sont l’œuvre de cinéastes québécois.

La codirectrice de Musée ambulant estime que l’absence de narration des séquences vidéos contribue à l’universalité et l’accessibilité des œuvres.
« Ça nous permet de nous plonger dans un univers même si on arrive au milieu [de la séquence] », explique-t-elle.
Mme Couture a pu constater cette prétention à l’universalité, lorsque l’exposition Les Brunantes s’est arrêtée à Drummondville. Près du tiers des visiteurs s’étant déplacé pour l’événement était unilingues hispanophones. Jeanne Couture se remémore que la ville de Drummondville avait été « très contente et vraiment surprise » d’avoir pu rejoindre cette population, qui est généralement moins appelée par les activités culturelles de ce type.
Le mapping vidéo
Les visiteurs qui parcourront les 17 stations aux Jardins de l’Anse verront des séquences vidéos spécifiquement conçues pour épouser la forme de l’objet sur lequel elles sont projetées. Cette technique développée avec l’aide de logiciels s’appelle le mapping vidéo.
« On crée des écrans avec les éléments de la nature », résume Jeanne Couture à propos du procédé.
Les visiteurs qui souhaitent aller voir Les Brunantes doivent impérativement se procurer leur billet sur la plateforme de réservation. L’activité est gratuite et prend entre 60 et 90 minutes.
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