Vents et marées : Codelo se tourne à son tour vers les tribunaux
Guy Berthe, président de la Corporation de développement de logements de Sept-Îles (CODELO), avec un plan des deux nouveaux bâtiments qui seront construits sur la rue Comeau à Sept-Îles. Ce projet de logement abordable vient s’ajouter aux différents immeubles administrés par l’organisme, dont fait partie la résidence Vents et marées. Photo Vincent Rioux-Berrouard
Après les résidents de Vents et marées, au tour des administrateurs de Codelo de faire appel aux tribunaux, cette fois pour retirer le service de repas.
En février, Codelo a procédé unilatéralement et sans autorisation au retrait du service de repas à la résidence Vents et marées. Les logements de l’immeuble ne comprennent pas de cuisine ce qui rend la préparation des repas difficile pour les aînés. L’administration du bâtiment avait alors proposé la popote roulante comme solution de rechange.
À ce moment, les résidents ont eux recours au Tribunal administratif du logement afin d’exiger le respect des baux et le maintien du service de cafétéria. L’audience pour ce dossier doit avoir lieu mercredi. Les résidents espèrent obtenir des compensations pour les dommages subits en lien avec cette affaire. Rappelons que le juge avait ordonné le retour du service pour la durée des procédures.
Or, le Journal a appris que Codelo a elle aussi choisi de se tourner vers les tribunaux, en parallèle à la démarche des aînés.
En août, l’organisme a d’abord informé les 31 résidents de la résidence Vents et marées de son intention d’arrêter à nouveau le service des repas et de modifier les conditions des baux à partir du 1er décembre 2026.
À la suite de ces avis, 28 résidents ont signalé par écrits le refus des modifications, les trois autres prévoyant quitter prochainement.
Codelo a formellement demandé la modification des baux et le retrait du service de repas au Tribunal administratif du logement. Ce sera donc encore une fois les autorités qui devront déterminer si l’organisme peut procéder à ce retrait, ou s’il est dans l’obligation de poursuivre le service, tel que décrit dans les baux signés avec les résidents et dans la convention d’exploitation du bâtiment.
Concernant cette convention, la SHQ a confirmé au Journal qu’une demande de modification a été officiellement fait par l’administration de Codelo le 21 juillet 2026, soit plus de six mois après avoir annoncé le retrait du service aux résidents.
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