Action Chômage Côte-Nord ne se dit pas impressionné par la série de mesures de soutien aux travailleurs affectés par la guerre commerciale Canada-E.U. annoncées par le gouvernement fédéral.
Les mesures mises en place par le gouvernement comptent le délai de carence, les indemnités de cessation d’emploi et les semaines supplémentaires pour les travailleurs de longue date.
« En arrière-plan de ces décisions, apparaît cependant une autre réalité : pour bénéficier des mesures annoncées, il faut encore répondre à des critères d’admissibilité plus complexes les uns que les autres et complètement déconnectés de l’actuel marché du travail dans nos régions », avance Line Sirois, la directrice générale d’Action Chômage Côte-Nord.
Elle estime qu’une grande part des travailleurs de l’industrie saisonnière vont continuer de tomber entre les mailles du filet et tomber dans le trou noir de l’assurance-chômage.
Cette dernière avance que l’industrie saisonnière pourrait voir ses chiffres d’affaires chuter avec les conséquences du concours d’escrime entre Canada et États-Unis.
« De mesures gouvernementales inadéquates en programmes éphémères et temporaires, la situation des travailleurs ne s’est améliorée qu’au compte-goutte au cours des dernières années. Mais c’est une pluie torrentielle qui risque maintenant de nous tomber dessus, et nous ne sommes pas équipés pour y faire face », croit Mme Sirois.
La directrice générale rappelle que l’organisme réitère ses demandes au gouvernement fédéral pour mettre à jour le régime d’assurance-emploi.
Elles comprennent l’élimination du calcul selon le taux de chômage, se doter d’une norme universelle de 420 heures de travail ou 12 semaines de 15 heures, d’avoir un taux de prestation de 70 % sur les 12 meilleures semaines de travail, et d’avoir 35 semaines de prestations pour tous.
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