La doyenne des brigadières de Sept-Îles : une « mère poule » pour les écoliers

Par Sylvain Turcotte 7:00 AM - 30 août 2026
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Lorraine Simard retrouvera son poste de brigadière en face de l’école Camille-Marcoux vers la fin octobre. Entre-temps, c’est Sylvie Carré qui s’assurera de faire traverser les élèves en sécurité­. Photo Sylvain Turcotte

Lorraine Simard est la doyenne des brigadiers scolaires de Sept-Îles toujours en fonction. Elle a commencé en 2005 comme remplaçante. Elle a obtenu un poste permanent en 2009. L’école Camille-Marcoux, c’est là qu’elle est assignée, sur la rue Fiset. 

La nouvelle rentrée scolaire est toutefois retardée de quelques semaines pour elle. Ce retour au travail, c’est un moment qu’elle apprécie chaque fois, celui de revoir les élèves.  

Elle aime travailler dehors et « être avec les enfants, c’est le fun », dit-elle.   

La femme de 60 ans se considère comme une « mère poule » pour eux. Si, par mauvais temps, elle voit un jeune avec le manteau dézippé ou la tuque mal en place, elle s’assure de l’habiller correctement.

Elle aime également voir les parents venir régulièrement lui parler.

Pas que du bon

« Ce qui n’est pas évident, c’est lorsqu’il pleut, qu’il vente ou qu’il fait tempête. Il faut aussi se méfier quand c’est glissant », soulève-t-elle. 

Elle doit composer avec les automobilistes récalcitrants.

Il y a quelques années, Lorraine Simard s’est fait frapper par un véhicule, après que celui-ci ait heurté une mobylette. « J’ai r’volé deux mètres plus loin », raconte-t-elle. « Ça aurait pu être évité. »

« Les personnes passent comme si elles ne nous avaient pas vus. Les gens sont pressés, mais s’il y a un véhicule de la Sûreté, ça slaque ». 

La brigadière souligne que les panneaux lumineux indiquant la vitesse des voitures arrivant en zone scolaire aident. 

« On fait notre petite affaire. De la sécurité, ça en prend. Pas de brigadier, ça serait l’enfer. On gère notre coin de rue », souligne Lorraine Simard. 

Si ce n’est pas toujours rose avec les automobilistes, la brigadière mentionne que « les enfants sont fins et respectueux », même si elle doit parfois régler des chicanes entre eux, en ramener à l’ordre pour qu’ils ne jouent pas avec le ballon aux traverses. « Si ça ne marche pas, j’avise la direction [de l’école]. »

Elle dit avoir hâte à l’Halloween pour voir les élèves arriver déguisés. Et lorsqu’ils ont la visite des pompiers avec les camions, « ils sont impressionnés ».

Attention aux élèves et aux brigadiers : les pompiers de Sept-Îles vous surveillent

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