Attention aux élèves et aux brigadiers : les pompiers de Sept-Îles vous surveillent
Le préventionniste du Service incendie de la Ville de Sept-Îles, Hugo Ouellet, agissait comme brigadier pour la journée de la rentrée scolaire. Photo Sylvain Turcotte
C’est la rentrée scolaire en ce jeudi 27 août à Sept-Îles. La prudence sera de mise pour les quelque 180 jours de la nouvelle année scolaire avec les automobilistes qui circuleront aux abords des écoles. Pour voir à la sécurité des élèves, les brigadiers seront fidèles au poste.
Les brigadiers pour les écoles de Sept-Îles du Centre de services scolaire (CSS) du Fer relèvent du Service incendie de la Ville de Sept-Îles depuis près de 20 ans. Auparavant, ils étaient sous la responsabilité de la sécurité publique (service policier).
Le directeur du Service incendie, Patrick Bouffard, veut mettre le travail des brigadiers au premier plan, mais il veut aussi marteler le message de l’importance de la sécurité.
Si dans les dernières années, les présences occasionnelles des pompiers pour accompagner les brigadiers se déroulaient dans un volet de prévention, pour l’année scolaire qui vient de s’amorcer, M. Bouffard et son acolyte préventionniste, Hugo Ouellet, assurent qu’ils pourraient signaler les conducteurs fautifs à la Sûreté du Québec.
« C’est la sécurité des enfants qui est en jeu », souligne Patrick Bouffard.
L’éternel défi aux endroits où se trouvent les brigadiers, c’est la gestion de la cohabitation entre les piétons, les cyclistes, les automobilistes, les scooters et les vélos électriques.
M. Ouellet soulève que des brigadiers sont parfois victimes « d’insultes, de menaces de voies de fait, de crachat ».
Comme ça va d’un extrême l’autre, ils ont aussi droit à des reconnaissances de parents, du genre « tu vaux de l’or ».
Si les automobilistes peuvent être rapides à chialer sur la présence des brigadiers, « quand ils ne sont pas là, on reçoit des appels assez vite », dit Patrick Bouffard.
Il ne peut tolérer qu’il n’y en ait pas en poste. Advenant que ce soit le cas, un pompier viendra en renfort. « On ne veut pas qu’il arrive un accident », ajoute-t-il.
Profil de l’emploi
Qu’est-ce que ça demande pour assurer la sécurité des enfants et de leur environnement dans l’exercice des fonctions de brigadier ? Une tête sur les épaules, être disponible, être capable d’endurer le mauvais temps, mais surtout, de la rigueur et être ponctuel, énumèrent Patrick Bouffard et Hugo Ouellet.
« Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête. Ils sont nos yeux et nos oreilles, de nous, mais aussi du Centre de services scolaire et de la police », mentionne le préventionniste, Hugo Ouellet.
Ils sont dix brigadiers permanents à couvrir les huit écoles de Sept-Îles du CSS du Fer. Du nombre, ils sont trois pour l’école Gamache. Cinq figurent sur la liste des remplaçants.
Leur horaire de travail : quatre blocs de 30 minutes par jour.
« On a une bonne banque de noms. Les gens reviennent année après année. Il n’y a pas de roulement de personnel. On les traite aux petits oignons », souligne M. Ouellet.
Les brigadiers avaient d’ailleurs leur déjeuner mercredi en marge de la rencontre annuelle d’informations avec le Service incendie de la Ville de Sept-Îles.
Cette rencontre a pour but d’échanger sur les différents enjeux liés à la sécurité, de revoir les consignes et les procédures de travail et de s’assurer que tous disposent des informations nécessaires pour amorcer l’année scolaire dans les meilleures conditions.
Par ailleurs, Hugo Ouellet se donne comme objectif pour la nouvelle rentrée d’aller dans les écoles pour présenter le travail de brigadier et de rappeler l’importance du respect des consignes.
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