La décision des élus d’Anticosti ne freine pas le projet de lien maritime. Du moins pas pour les acteurs de La Minganie et de la Gaspésie.
« Le projet doit continuer d’avancer. C’est la position officielle prise entre Havre-Saint-Pierre, la Minganie et chez nous. Le but initial a toujours été de relier les deux rives pour créer une nouvelle boucle touristique dans l’Est-du-Québec. Le but central demeure », évoque le maire de Gaspé, Daniel Côté, qui était sur place pour assister à la consultation publique à Anticosti, en août.
Le produit d’appel que représentait Anticosti avec son inscriptionsur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et le désenclavement des lieux étaient des arguments importants du projet, concède l’élu.
« Ça change le plan de match. On ne se mettra pas la tête dans le sable. En revanche, les études faites devront être mises à jour. Faire une boucle touristique demeure. Par contre, si des gens qui avaient répondu voulaient aller exclusivement à Anticosti, c’est ce qui doit être mis à jour. »
Québec pourrait avoir son mot à dire dans le dossier, croit Daniel Côté.
« Les 200 habitants d’Anticosti ont un mot à dire sur leur territoire, mais il y a aussi le territoire public auquel ont accès les Anticostiens. Est-ce que le gouvernement aura un mot à dire via la Sépaq qui gère la moitié de l’île? On a le point de vue d’une quarantaine d’Anticostiens dont une quinzaine se sont exprimés dans une consultation. On a le point de vue officiel de la municipalité qui est arrivé le 19 août. Les deux rives ont l’intention de poursuivre le projet. »
L’élu rappelle d’ailleurs que la municipalité de L’Île-d’Anticosti s’était toujours montrée ouverte au projet auparavant.
« La position finale manifestée par la mairesse est tout le contraire à ce qu’elle a manifesté depuis les cinq dernières années. La volonté populaire semble avoir eu le dessus sur le positionnement historique. Ça fait 12 ans qu’on a le même positionnement; même que la municipalité a financé une partie des études. Je peux comprendre le positionnement de certains citoyens, mais je tente maintenant de comprendre le positionnement de la Municipalité. Si on pense à l’avenir, peut-être qu’Anticosti aura passé à côté d’une belle occasion de démocratiser l’accès à l’île et d’apporter davantage d’échanges économiques avec le continent. C’est leur décision. Je vais la respecter. »
Le fait de ne plus arrêter à l’île permettrait au traversier de gagner six heures entre les deux rives.
Anticosti ne s’impliquera pas dans le dossier du lien interrives
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