Plus de 22 500 festivaliers au 42e Innu Nikamu
The Offpring à Innu Nikamu 2026. Photo Nadia Dorval
Le Festival Innu Nikamu s’est conclu dimanche soir, après quatre jours de célébration de la culture innue. Parmi les moments forts du festival, la présence du groupe international The Offspring a attiré à elle seule une foule de 10 000 personnes. En tout, plus de 22 500 festivaliers se sont rassemblés au fil l’événement sur le site traditionnel à Mani-utenam.
Le virage international entrepris par le Festival Innu Nikamu au cours des dernières années s’est poursuivi pour l’édition 2026, alors que le groupe punk-rock américain The Offspring a conclu la journée de spectacles, vendredi. Ce fut la soirée la plus achalandée du festival, avec une foule d’environ 10 000 personnes. On pouvait observer plusieurs générations vibrer aux notes des succès du groupe. Un parfum de nostalgie punk flottait dans l’air.
« Le site était rempli. La rue qui mène au festival était bondée de monde. Il fallait être là pour le voir quand le spectacle a fini. La Innut était une marée humaine. C’était dur à croire, mais c’était une grosse soirée », dit Normand Junior Thirnish-Pilot, directeur du festival.

L’organisation du festival se dit très satisfaite de la participation du public pour l’édition 2026. Au terme des quatre jours de festivité, ce sont plus de 22 500 personnes qui ont foulé le site de l’événement soit 7500 personnes de plus qu’en 2025. L’édition anniversaire du 40e en 2024 avait réuni un record de plus de 30 000 personnes. Outre The Offspring, plusieurs autres artistes ont attiré des foules : Rymz, Éric Lapointe, Scott-Pien Picard, Innu Auassat, Matiu et Anyma Ora’ ont réuni de nombreux festivaliers.

Des nouveautés appréciées
Parmi les nouveautés cette année, notons le défilé de mode entièrement innu qui a mis en valeur le savoir-faire des créateurs de la communauté.
« On le voit sur les réseaux sociaux, on le voyait sur la scène, la réaction des gens. Ça a permis de débloquer beaucoup de choses, je pense, dans le cœur des gens, dans l’imaginaire, dans ce qu’il est possible de faire en tant qu’autochtone », dit M. Thisnish-Pilot.
L’installation immersive Weci | Koninut a fait escale pour la première fois au Festival. L’installation consiste en six capteurs de rêves géants dans lesquels les festivaliers pouvaient s’assoir dans un espace de mémoire, de contemplation et de dialogue.
Le directeur d’Innu Nikamu remarque que les festivaliers ont pris l’habitude d’utiliser le service de navettes pour venir festoyer à Mani-utenam.
« Ça a été implanté pour le 40e anniversaire. On voulait comme dépanner, si on veut, vu qu’il n’y a pas beaucoup de stationnements à Mani-utenam. Mais c’est finalement devenu un service essentiel pour le festival. Les autobus étaient à pleine capacité. Tous les soirs, c’était plein. En même temps, les navettes, ça permet à certaines personnes d’oser venir à Mani-utenam, au festival. C’est ça aussi qu’on apprécie. C’est comme une main tendue pour dire : venez nous voir », dit Normand Junior Thirnish-Pilot.

Prochaine édition
Questionné sur la prochaine édition, le directeur du festival n’a pas voulu s’avancer à savoir s’il y aurait des artistes d’envergure internationale, comme dans les dernières années.
« On va s’asseoir, on va regarder la dernière édition. On va avoir ça en cœur et en tête pour planifier la prochaine. […] Une édition, ça ne se planifie pas tout seul, ça se planifie avec plein de personnes. Ça va demander des rencontres avec plein de monde, avant de décider vraiment ce qu’on fait l’an prochain », dit M. Thirnish-Pilot.
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