Des logements inoccupés à la résidence Vents et marées
Plusieurs logements sont présentement inoccupés à la résidence Vents et marées. Photo Manuel Paradis
Le Journal a appris qu’une dizaine de logements étaient laissés libres à la résidence Vents et Marées, en attente du règlement du litige qui oppose certains résidents et la direction au sujet du service de repas.
Le dossier du retrait du service de cafétéria à la résidence Vents et marées de Sept-Îles est présentement devant le Tribunal Administratif du Logement (TAL). Le juge rendra sa décision finale le 2 septembre, quant à son maintien ou non.
Le Journal a pu confirmer auprès de trois sources indépendantes que près d’une dizaine de logements sont vacants dans l’immeuble de l’avenue Brochu. Le taux d’inoccupation des logements à Sept-Îles était de 0,5 % en octobre 2024 et est de 1,7 % en octobre 2025, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Rappelons que cette dernière établit à 3 % le taux requis pour considérer un marché en équilibre sans pression à la hausse des prix, ce qui fait que la situation est toujours précaire dans la région.
« C’est évident que l’arrêt du service de cafétéria et toute l’incertitude qui perdure dans ce dossier causent beaucoup d’insatisfaction et d’inquiétude », selon le Maire de Sept-Îles, Benoit Méthot, questionné par courriel. « Cela a certainement poussé des résidents à déménager et probablement découragé de futurs résidents en attente d’une place. Dans le contexte de rareté de logements que l’on connaît, c’est difficilement admissible de laisser des unités inoccupées. Il est impératif qu’une solution pérenne soit mise en place rapidement, pour rétablir la confiance des résidents et du milieu. »
Toujours selon la SCHL, le loyer médian est passé de 700 $ à 900 $ entre 2022 et 2026. Pour mettre en perspective cette hausse de 200 $ en quatre ans, on peut considérer que la dernière hausse du même montant, soit de 500 $ à 700 $, s’est réalisée en 16 ans la dernière fois, soit entre 2006 et 2022.
Une population à risque
Selon Carl Veilleux, porte-parole de l’Alliance québécoise des milieux de vie pour aînés, le manque d’hébergement et de logement pour les ainées au Québec est alarmant.
« Il y a environ 4000 ainées québécoises qui sont en attente d’une place en ressources intermédiaires. 3500 sont en attente d’une place en CHSLD », explique le porte-parole de l’organisation.
Il appelle à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un plan d’action, pour faire face à l’augmentation massive des besoins de la population en termes de logements et services pour les ainées.
« C’est difficile pour tout le monde actuellement de se trouver un logement, mais les ainés ont souvent des besoins qui complexifient les recherches », souligne Jean-Christophe Bureau organisateur communautaire du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec.
Selon lui, il est aujourd’hui fréquent de voir des ainés aux prises avec des problèmes de logement et qui doivent faire des concessions importantes en termes de qualité de vie.
« Cela les plonge dans une situation stressante et précaire. Ils choisissent un logement en fonction d’un service et on leur retire », termine-t-il au sujet de la résidence Vents et marées.
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