34 ans à partager leur amour pour l’Archipel
Danielle Kavanagh, la fille de l'avant-dernier gardien du phare de l'île aux Perroquets. Photo Nadia Dorval
Depuis 34 ans, Danielle Kavanagh et son mari Marius Vibert accueillent des visiteurs de partout dans le monde au sein de leur entreprise Les Maisonnettes des Îles à Longue-Pointe-de-Mingan.
C’est en 1992 que la petite boutique souvenir ouvre ses portes. La maisonnette verte et jaune construite par le couple abrite des tonnes d’objets à l’effigie de la faune et la flore qui peuplent l’Archipel-de-Mingan.
Le Journal a rencontré Danielle Kavanagh alors qu’elle se préparait pour une excursion. Autour d’elle, une dizaine de visiteurs qui l’écoutent attentivement. C’est le moment de la causerie juste avant de partir en excursion dans l’archipel.
« Je raconte un cent millième de ce qu’on a vécu sur une île au milieu de l’océan. Si vous saviez tout ce qu’on a vécu. Moi, je l’aurais souhaité à tous les petits-enfants du monde entier parce que j’ai eu la liberté. Puis aussi, j’ai eu l’océan comme terrain de jeu », dit Danielle Kavanagh.
Elle a un lien particulier avec l’Archipel-de-Mingan. Elle est la fille de Robert Kavanagh, gardien du phare de l’île aux Perroquets jusqu’en 1976 et de Mary Collins, qui a publié le recueil Femme de gardien de phare qui raconte sa vie en Minganie, dont ses 25 années passées sur l’île.
Grâce à son enfance passée sur l’île avec sa fratrie, Danielle Kavanagh a développé une multitude de compétences comme naviguer sur le fleuve, lire le morse et pêcher. Avec son mari depuis près de 46 ans, Marius Vibert, Mme Kavanagh a bâti de ses mains son entreprise.

D’abord la boutique souvenir, puis les excursions dans l’Archipel et finalement la construction des maisonnettes si reconnaissables de par leurs couleurs pastels. Les visiteurs peuvent également profiter d’un camping avec une vue sur le fleuve.
À 68 ans, Danielle Kavanagh et son mari Marius Vibert âgé de 71 ans gèrent encore toutes les opérations de l’entreprise. Les journées débutent à 7 h le matin et se terminent souvent à 19 h.
Gestion des réservations des excursions, coordination des locations des maisonnettes et du camping, accueillir les visiteurs, entretenir les bateaux et conduire les visiteurs dans l’Archipel, toutes ses tâches tiennent le couple occupées.
Ce qui motive Danielle Kavanagh, c’est le contact avec les visiteurs.

« C’est accueillir du monde de partout, du monde entier. J’ai eu du monde du Japon, de partout. C’était vraiment enrichissant. Aussi, découvrir la culture des autres », dit-elle.
Ce que le couple d’entrepreneurs souhaite maintenant c’est une relève pour que l’œuvre de leur vie reste vivante. Leurs enfants ayant choisi des carrières différentes, Danielle Kavanagh et Marius Vibert aimeraient trouver la perle rare qui pourrait continuer de faire vivre Les Maisonnettes des Îles.
« La personne qui reprendra l’entreprise fera la plus belle vie qu’il n’y a pas. Il sera en liberté totale. (…)) On est prêt [à passer le flambeau] et on est prêt à leur montrer comment ça marche », dit Danielle Kavanagh.
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