Le Cégep de Sept-Îles projette un centre sportif communautaire
Dans son projet d’agrandissement du bloc sportif, le Cégep de Sept-Îles veut notamment doubler son nombre de plateaux, mais aussi doter ses installations d’une piste intérieure de deux couloirs sur la mezzanine. Photo BGLA
Le Cégep de Sept-Îles veut faire de son projet d’agrandissement de son bloc sportif un centre communautaire sportif. Un projet dans lequel s’inscrit aussi un pôle de développement régional en volleyball.
Le Cégep de Sept-Îles tente sa chance pour une deuxième fois dans le cadre du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives afin de réaliser l’agrandissement de son gymnase, et encore plus. Il a déposé le 22 juin dernier sa demande de subvention.
Le projet se chiffrait entre 22 et 23 M$ il y a trois ans. Il est rendu à 30 M$. « Il y a eu quelques modifications, et les prix ont aussi monté », de dire David Beaudin, directeur général du Cégep.
On parle de l’agrandissement du bloc sportif, et de doubler le nombre de plateaux, de deux à quatre.
Le projet comprend des estrades, des vestiaires d’équipe, une palestre, une salle multifonctionnelle (spinning, yoga..), en plus d’une piste intérieure de deux corridors, sur la mezzanine, pour la marche et la course.
« Le but principal du projet, c’est de faire un bloc sportif isolé (…) un centre sportif plus communautaire, qui va être accessible à tout le monde, parce que nos besoins sont complémentaires. Nous, nos besoins sont plus de jour en semaine. La Ville en a plus besoin de soir et de fin de semaine », fait savoir M. Beaudin.
Il souhaite une utilisation maximisée des lieux, qui auraient son entrée indépendante.
« Il y a beaucoup de dépots de projets. On répond à beaucoup, beaucoup de critères. C’est un projet d’envergure régionale, c’est un projet communautaire incluant la Ville, le Cégep. Il y a plusieurs organismes aussi qui ont donné leur appui », soutient le directeur général du Cégep.
La réponse pour la subvention est attendue vers la fin de l’automne.
La Ville de Sept-Îles a d’ailleurs confirmé lors de la séance du conseil municipal du 13 juillet qu’elle appuyait le projet et qu’elle était ouverte à une entente de partenariat et de services.
Pôle de développement
Au cœur de ce projet d’agrandissement du bloc sportif, il y a la mise en place d’un pôle de développement régional en volleyball.
« C’est de réunir les jeunes dans un lieu commun régionalement. Donc, avoir vraiment un centre régional où on va développer le volley, où on va avoir les meilleurs coachs possibles, les meilleurs lieux possibles aussi », a mentionné Zéa Blackburn, porte-parole du comité derrière ce projet de pôle.
Ils sont plusieurs acteurs du milieu du volleyball septilien, mais aussi de l’éducation, derrière le projet de pôle de développement en volleyball. Ils y travaillent depuis un très long moment.
Mme Blackburn parle d’un lieu moderne pour le projet du Cégep de Sept-Îles, qui permettrait d’obtenir des plages pour la pratique du volleyball, mais aussi pour accueillir des compétitions d’envergure.
« On regarde pour recevoir jusqu’à du collégial provincial. On s’est assuré de respecter les spectres pour ça. Dans le fond, l’objectif de tout ça, c’est de garder les jeunes en région », a-t-elle indiqué.
Contrer l’exode
Tant Mme Blackburn que M. Beaudin mettent l’accent sur la rétention des étudiants dans leurs propos.
« On a beaucoup d’exodes, des jeunes qui s’en vont de plus en plus tôt. On a vraiment un bon bassin de volley sur la Côte-Nord. Notre objectif, c’est que les jeunes se développent chez nous, et au même niveau que les grands centres », a-t-elle mentionné.
« Ultimement, nous, pourquoi on trouve ça intéressant, c’est que c’est vraiment une question d’attraction et de rétention des étudiants. C’est d’avoir plus de jeunes qui restent à Sept-Îles, parce qu’on veut avoir du volleyball de plus haut niveau collégial. On veut qu’il y ait plus de monde qui demeure à Sept-Îles, qu’il n’ait pas besoin d’aller jouer à l’extérieur au volleyball, qu’il puisse faire leur carrière collégiale à Sept-Îles », a laissé entendre David Beaudin.
Il aspire à ce que ça rejoigne aussi les adeptes de volleyball des différentes communautés autochtones et des autres municipalités du territoire nord-côtier.
Zéa Blackburn veut que le pôle puisse accueillir davantage de jeunes qui désirent jouer au volleyball.
« On va essayer de trouver une façon de faire de la place à plus de monde possible. Mais en même temps, on veut pouvoir développer aussi de l’excellence en ayant des équipes civiles qui vont jouer à travers la province et pour les compétitions canadiennes aussi. C’est d’avoir plus d’équipes et d’avoir une structure qui va partir du secondaire vers le cégep », a-t-elle indiqué.
Cet enlignement plus clair pourrait aussi amener éventuellement la formation d’équipes seniors « pour que les jeunes qui reviennent travailler en région, qui ont joué universitaire, puissent trouver un niveau de volley assez élevé au retour en région », a-t-elle ajouté.
Le comité qui pilote le pôle a fait ses devoirs. Il compte notamment sur l’appui de Volleyball Québec, de Volleyball Canada, des organisations des différentes ligues et tournois de la région de Sept-Îles ainsi que du Club régional les Macareux.
Une étude a également été menée par la firme Mallette pour avoir le portrait du volleyball (intérieur et de plage) dans la région, notamment avec les statistiques fournies « pour savoir comment notre région se situe par rapport aux autres », a mentionné Mme Blackburn.
« Tout ça, c’est un beau projet. C’est une partie du projet en entier du Cégep. C’est sûr qu’on les remercie de nous faire une place aussi. »
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