Projections démographiques : la Côte-Nord perdrait 15 % de sa population d’ici 2051
La Côte-Nord affiche toujours un taux de croissance de la population négatif à l’horizon 2051. Photo libre de droits
L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié la mise à jour annuelle des perspectives démographiques du Québec et de ses régions. Bien que l’organisation prévoie une stabilisation de la population au niveau provincial, le tableau est toujours sombre pour la Côte-Nord, avec une diminution anticipée de 15 % d’ici 2051.
Le scénario de référence envisagé par l’ISQ pour l’ensemble du Québec prévoit que la population de la province se stabilisera autour de 9,2 millions au cours des prochaines décennies, ce qui représente un taux de croissance sur la période d’environ 1,5 % et un taux de croissance annuelle de moins de 0,1 %. La population actuelle du Québec est évaluée à 9 027 000 personnes au premier juillet 2026.
Pour la Côte-Nord, c’est une baisse de -15,1 % qui est anticipée durant la période 2025 à 2051, soit la plus importante de toutes les régions administratives du Québec. En queue de peloton se retrouvent aussi la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (-11 %), Montréal (-9,7 %), l’Abitibi-Témiscamingue (-8,4 %), le Bas-Saint-Laurent (-8,2 %) et le Saguenay–Lac-Saint-Jean (-7,7 %).
Malgré les écarts de croissance qu’on observe, le poids démographique des régions du Québec par rapport aux grands centres restera relativement stable, la décroissance de certaines régions étant compensée par une forte croissance dans d’autres régions, principalement le Nord-du-Québec, le Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches et l’Outaouais.
Au niveau du poids démographique des différents groupes d’âge, l’ISQ rapporte pour la Côte-Nord que le groupe des 65 ans et plus augmentera de 3 %, passant de 23,5 % de la population à 26,6 %, par rapport au 0 à 19 ans et au 20 à 64 ans, qui passeront respectivement de 20,6 % à 19,1 % et de 55,9 % à 54,3 % d’ici 2051.
La mise à jour de la perspective démographique du Québec et de ses régions souligne aussi que, malgré la décroissance de la population de la Côte-Nord dans les quatre prochaines années (-3,1 %), les besoins de logements diminueront moins rapidement, ce qui laisse présager que la crise du logement présentement observé dans la région se poursuivra malgré le déclin démographique. À long terme toutefois, l’organisation confirme que « bien que la croissance projetée des besoins en logement surpasse partout celle de la population, certaines régions affichent une variation négative des besoins en logement entre 2025 et 2051. Dans ces cas, la baisse projetée est toutefois moins forte que celle de la population. C’est le cas de la Côte-Nord, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi-Témiscamingue, de Montréal et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui se dirigent tous vers une baisse des besoins en logement liés à la démographie. »
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