Boxe, kick-boxing, muay thaï, les adeptes d’arts martiaux mixtes (MMA) pourront s’adonner à ces sports et à d’autres d’ici les prochaines semaines avec l’ouverture du Club Shutshiteiu (il a leur cœur fort) à Uashat.
André-Charles Ishpatato, René Charest et Zach Dufour sont derrière l’ouverture prochaine de ce Club de MMA.
“ Rendu à 36 ans, je suis content de redonner ”, de dire René Charest.
Plus que quelques semaines et le Club Shutshiteiu devrait lancer ses activités à la Salle Naneu de Uashat.
Il ne manque notamment que la livraison des gants, en provenance de l’Italie de la compagnie Leone 1947, et qui devait passer par les douanes américaines pour transiter vers Sept-Îles.
“ On veut s’assurer d’avoir le best du best pour donner le best du best ”, mentionne Zach Dufour.
Les responsables espèrent pouvoir commencer les cours à la fin du mois de juillet, début août. Les cours à Uashat auront lieu les mardis et jeudis. Du jiu jitsu brésilien sera offert à Malio les lundis et mercredis, en partenariat avec le club.
“ C’est beaucoup de travail en arrière des publications sur les réseaux sociaux. Tout le monde a mis du sien. C’est six à huit mois de travail ”, indique M. Dufour.
“ On prend ce qu’il y a de mieux pour créer notre MMA. Ce qui est beau dans ce sport, c’est identitaire à chaque personne ”, commentent Zach Dufour et René Charest.
Lors des inscriptions à la mi-mai, il y a eu une soixantaine d’intéressés. L’organisation n’a toutefois de la place que pour une vingtaine de personnes pour commencer.
Les responsables en rajouteront si ça se passe bien. Le Club Shutshiteiu s’adresse aux personnes de 12 ans et plus, Allochtones et Autochtones, qui cherchent de la diversité dans les arts martiaux.
Dans un futur, les trois hommes derrière le club envisagent la tenue d’événements “ Petit train va loin ”, de dire René Charest. L’organisation souhaite s’affilier à une ligue de kick-boxing.
Le Club Shutshiteiu bénéficie d’ailleurs de la collaboration de Sports et Loisirs ITUM.
“ Ils sont très actifs pour rendre la communauté active, soutient Zach Dufour. On a un allié fort avec eux. ” Le club a notamment l’aide de Kenny Fontaine et de Emmanuella Duverger, qui voit au volet administratif et à un programme pour aider les jeunes.
“ Notre mission : sauver les jeunes, pour ne pas qu’ils tombent dans la misère ”, indique M. Charest.
Qui sont-ils ?
Chacun des membres du trio derrière le Club Shutshiteiu possède une longue feuille de route
René Charest, originaire de Price, et à Sept-Îles depuis l’automne, a entre autres baigné dans le taekwondo, la boxe, le jiu jitsu et le muay thaï.
“ Depuis que je sais marcher que je fais des arts martiaux (karaté, boxe, MMA, lutte, jiu jitsu brésilien) ”, mentionne Zach Dufour. Il a même étudié la boxe anglaise lors de ses années à Sherbrooke et a déjà fait partie du jadis Nordik Fight Club de Sept-Îles/Uashat. Ce fut sa motivation pour faire ses devoirs pour aller s’entraîner.
Lors de ses futures interventions au club, il veut appliquer les connaissances apprises lors de ses études collégiales en travail social.
Quant à André-Charles Ishpatao, il s’est adonné aux sports de combat. Il a aussi fait partie du Nordik Fight Club.
Il est vu par ses acolytes comme le grand-père du projet, puisqu’il en parle depuis cinq ans.
“ Les arts martiaux mixtes ont changé ma vie. Ils m’ont permis de m’exprimer et de ne pas voir juste le côté négatif, de faire une introspection et d’avoir une gestion de mes émotions. Le sport, ça permet de s’accrocher à quelque chose ”, mentionne-t-il.
Il espère que les élèves qui feront partie du club pourront en inspirer d’autres à réussir, “ à repousser leurs limites. ”
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.