Agrandissement du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent : un pas de plus
Le parc marin agrandi aura une superficie totale de près de 4 500 km2 qui correspond au territoire présenté en consultations publiques à l’automne 2024. L’agrandissement permettra de protéger une plus grande partie de l’estuaire du Saint-Laurent qui abrite une biodiversité exceptionnelle, notamment plusieurs espèces de mammifères marins, d’oiseaux et de poissons. Site web du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.
Le tracé des nouvelles limites du parc marin Saguenay–Saint-Laurent est confirmé par le gouvernement du Québec. L’adoption d’un décret fédéral pour confirmer que le parc s’étendra sur 4500 km 2 est la prochaine étape.
Le provincial confie donc à son vis-à-vis canadien gouvernement fédéral l’intégration officielle des nouvelles limites dans la loi fédérale sur le parc marin. Selon l’échéancier, cette adoption est prévue en 2026.
« Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent abrite l’un des écosystèmes les plus précieux du Québec. Son agrandissement est une réalisation de grande envergure pour la conservation des espèces et des milieux marins. On vient préserver l’une des plus grandes richesses de notre patrimoine naturel, tout en maintenant les activités économiques essentielles de la voie maritime (…) », a commenté Pascale Déry, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs au moment de l’annonce.
La ministre considère que « cette réalisation témoigne du leadership du gouvernement du Québec en matière de conservation de la biodiversité des milieux marins sur son territoire, le tout dans l’objectif d’assurer un équilibre avec les activités économiques stratégiques pour le Québec. »
L’importance de conjuguer la protection des écosystèmes n’occulte pas celle de préserver le transport maritime dans ce secteur du fleuve Saint-Laurent, « un passage névralgique pour les installations portuaires québécoises », dans les communications entourant cette annonce.

L’agrandissement du parc marin englobera l’ensemble de l’habitat essentiel du béluga.
Le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent est cogéré par le provincial et le fédéral. Les nouvelles limites retenues par Québec correspondent à une ligne transversale entre les municipalités de Saint-Jean-Port-Joli et de Petite-Rivière-Saint-François en amont et à une ligne transversale entre le parc national du Bic (Sépaq) et la pointe à Boisvert, dans la municipalité de Longue-Rive en aval.
Les consultations publiques sur le projet d’agrandissement tenues à l’automne 2024 ont permis de constater que « l’agrandissement du parc marin fait consensus et que le territoire proposé bénéficie d’un appui très fort ». Le rapport résumant l’ensemble des avis reçus dans le cadre de cette démarche est disponible en ligne sur le site Web du parc marin.
En date du 17 juin 2026, la loi québécoise sur le parc marin s’applique au territoire agrandi qui exclut toutefois « toutes les propriétés non détenues par le gouvernement du Québec, toutes les îles et tous les îlots, toutes les parcelles de terre destinées à des structures maritimes visées par des baux ou lots de grève et en eau profonde et toutes les parcelles de terre destinées à des structures maritimes qui ont fait l’objet de transfert. »
« Toutes les structures maritimes, incluant les ports, les marinas, les quais, les jetées, le phare situé sur le Hautfond Prince et la cale sèche de Tadoussac, ainsi qu’une bande de territoire de 25 mètres de largeur autour des structures maritimes », sont également exclues.
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