Innu Nikamu : une programmation bien remplie en compagnie de The Offspring
Éric Lapointe fait partie des artistes qui fouleront la scène pour la 42e édition du Festival Innu Nikamu. Photo Facebook Éric Lapointe
Le portrait est pratiquement complet en vue de la 42e édition du Festival Innu Nikamu qui se tiendra du 31 juillet au 2 août à Mani-utenam.
Au groupe punk américain The Offspring, il s’ajoute le rockeur québécois Éric Lapointe à la programmation musicale, qui sera sur scène le dimanche 2 août. Elle est complétée par plusieurs artistes autochtones, notamment Scott Pien Picard, Matiu et la soprano Élisabeth St-Gelais. Une place est aussi accordée à la relève et aux jeunes talents.
Parmi les artistes autochtones, il y a Anyma Ora’ qui retient l’attention du coordonnateur Normand Junior Thirnish Pilot.
« On me parle beaucoup d’Anyma Ora’. Il y a des gens qui l’ont vu en spectacle dans la grande région de Montréal ou aux alentours de Québec. C’est vraiment une artiste à découvrir. J’ai rarement vu autant d’engouement pour une artiste qui est en train d’émerger comme ça. Je pense qu’avec le setup qu’on est en train de faire pour son spectacle à elle, ça va valoir la peine pour les gens de se déplacer pour ça », assure-t-il.
Ravi de la programmation
Parole du coordonnateur d’Innu Nikamu, Normand Junior Thirnish Pilot, c’est « une belle programmation », même si elle n’a pas l’ampleur internationale de 2024. « On ne peut pas célébrer les 40 ans chaque année », dit-il, content de pouvoir offrir ça aux gens de la région et à ceux de l’extérieur.
La venue de The Offspring permet une fois de plus à Innu Nikamu de mettre la région sur la map, souligne le coordonnateur, fier de ce qui s’en vient pour la 42e édition.
L’organisation du festival de Mani-utenam continue ainsi d’essayer de trouver un équilibre dans la programmation. Aux artistes internationaux et à ceux de grande envergure du Québec, il s’ajoute les artistes autochtones.
« Ça stimule un sentiment de fierté », mentionne Normand Junior Thirnish Pilot.
« Le résultat de ce travail-là, c’est de faire rayonner la langue innue, les artistes autochtones, la culture, et de rassembler les Allochtones et les Autochtones. Ça dépasse les frontières », souligne-t-il.
The Offspring
Flo Rida, Bryan Adams, Aqua et Samantha Fox en 2024, The Offspring pour ouvrir la 42e édition le 31 juillet. Comment l’équipe derrière Innu Nikamu en vient à les attirer ?
« Il s’est développé des liens avec les grandes agences, qui connaissent maintenant Innu Nikamu et veulent y venir. On reçoit des offres toute l’année de partout, de plusieurs pays. Je trouve ça vraiment beau à voir, parce que les gens, ils veulent être là, ils veulent se faire inviter, que ce soit des artistes québécois, des artistes d’autres pays », répond le coordonnateur.
Il s’agit d’un grand défi chaque fois parce que le festival doit composer avec les demandes des artistes de renom.
Pour The Offspring, c’est beaucoup de logistique. Le groupe californien s’amènera à Mani-utenam avec deux camions de 53 pieds.
« C’est une grosse logistique, mais je pense aussi que l’équipe, la petite équipe qu’on est, prend aussi beaucoup d’expérience à chaque édition pour être capable de recevoir des artistes de cette envergure-là. On est bien entouré », se réjouit Normand Junior Thirnish Pilot.
« On s’attend à recevoir beaucoup de monde. On va avoir autant de fun que les autres années », renchérit-il.
Son organisation verra à dévoiler la programmation plus tôt pour les prochaines années.
« Travailler la programmation, c’est un beau challenge chaque fois. On ne veut pas oublier personne. Il y a beaucoup d’autres choses aussi autour qui viennent avec la préparation d’un festival et qui prend beaucoup de temps. On n’est pas une très grosse équipe, mais on travaille fort pour que ça marche et que ça avance », explique-t-il.
Au-delà de la musique
Une panoplie d’activités seront à l’horaire d’Innu Nikamu, outre les spectacles de musique.
Le spectacle de drones et les feux d’artifice font partie des rendez-vous attendus.
Pour la dernière journée, celle du dimanche, il y aura notamment des jeux gonflables, les canons à mousse, le Makusham et le repas traditionnel où tous se retrouvent à manger ensemble. « On partage ce moment-là. Après ça, on s’en va voir les derniers shows et on se dit à l’année prochaine. »
Encore cette année, les festivaliers pourront faire la navette entre Sept-Îles et Mani-utenam avec le service de transport en autobus.
Et pourquoi on parle de portrait pratiquement complet en introduction d’article? Il se pourrait qu’à ses trois jours remplis s’ajoute un spectacle le jeudi, s’est avancé le coordonnateur.
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