Les peintres nord-côtiers ont enfin un endroit où exposer leurs toiles, depuis l’ouverture de la galerie permanente Équinoxe, en avril dernier. La propriétaire, l’artiste visuelle Christine Blaney, souhaite que son établissement soit un chef-lieu de l’art dans la région.
« Notre mission première, c’est d’être une vitrine pour les artistes nord- côtiers », explique Mme Blaney.
Cette dernière constate que, même si des programmes de création artistique existent au niveau collégial, l’absence de galeries pose un réel problème, pour la viabilité d’une carrière dans ce domaine sur la Côte-Nord. Elle espère donc renverser la tendance et permettre à plus de créateurs de vivre de leur art.
C’est en constatant le succès de ses galeries éphémères que l’idée de lancer une galerie d’art a germé dans l’esprit de Christine Blaney. Dans les dernières années, elle avait mis sur pied plusieurs de ces expositions temporaires en faisant preuve d’ingéniosité pour amasser les fonds nécessaires. La galerie Équinoxe permettra d’avoir un espace plus permanent pour exposer.
En plus d’être un point de vente pour des artistes locaux, Mme Blaney souhaite que l’espace soit un atelier.
« L’idée, c’est d’être rassembleur », déclare celle qui enseigne l’art visuel à des peintres en herbe âgés de neuf à soixante-dix ans.
Même si le but premier est de promouvoir les œuvres d’artistes plutôt établis dans leur métier, Christine Blaney souhaite également consacrer de brèves expositions aux amateurs.
De plus, la galerie veut mettre de l’avant l’artisanat local.
« Quand on visite une région, on voir la culture locale, on veut voir les artisans », affirme-t-elle.
Elle trouve que pour l’instant, ce n’est pas vraiment possible à Sept-Îles et compte bien remédier à ce manque.
D’autre part, elle ne voit pas d’un mauvais œil la présence d’un autre commerce d’art dans le quartier, faisant référence aux Encadrements du Vieux-Quai.
« Je trouve que nous sommes très complémentaires dans nos offres d’atelier », note Christine Blaney. Elle soutient que la multiplication de l’offre dans le quartier contribue au dynamisme culturel de celui-ci.
« J’ai médité ce projet depuis des années. […] Mais, depuis l’acquisition du local, tout est allé très vite ! », s’exclame Christine Blaney, en regardant la fresque inachevée de son nouvel espace au coin des rues Napoléon et Gamache.
Elle affirme ne pas savoir de quoi les prochaines semaines auront l’air exactement, même si elle a « une tonne de projets ». Elle convie le public aux nombreux événements centrés sur la peinture, dont certains seront participatifs. Par exemple, elle projette une soirée Sip and paint, où les invités pourront créer avec une coupe de vin à la main.
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