Une première en 30 ans à la Salle Jean-Marc-Dion
Le dévoilement du calendrier de tournée d'artistes amène l'équipe de la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles à annoncer sa programmation pour les douze prochains mois. C'est notamment le cas pour la venue en avril 2027 de Jean-Michel Anctil. Photo courtoisie
La Salle de spectacle Jean-Marc-Dion sort de sa routine et annonce d’un coup sa programmation pour les douze prochains mois, une première en 30 ans.
Habituée de dévoiler sa programmation par saison, une formule en place depuis trente ans, l’équipe de la Salle de spectacle de Sept-Îles emboîte la façon de faire de la plupart des lieux de diffusion ailleurs en province.
« On regarde ce qui se fait ailleurs, puis on s’inspire un peu de leur pratique à eux aussi », mentionne la directrice générale de la Salle JMD, Émilie Lavoie.
Elle veut se coller ainsi aux artistes et aux agences qui dévoilent l’ensemble des dates des tournées.
Mme Lavoie cite notamment l’exemple de l’humoriste Jean-Michel Anctil, qui a annoncé le calendrier de sa tournée de l’année de ses 60 ans.
La directrice parle aussi de vouloir « répondre autant à la curiosité des gens, pour justement qu’eux soient capables de se planifier des sorties en région ».
« On veut être capables de dire, on fait nos mises en vente au moment où est-ce que l’effort médiatique est mis par les tournées aussi », mentionne la directrice.
Elle est consciente que des gens pourraient être déstabilisés par ce changement. Elle ajoute toutefois que certains sont habitués de réserver deux ans d’avance pour des billets au Centre Bell.
Les spectacles au calendrier jusqu’en juin 2027 seront donc mis en vente dès le mercredi 17 juin. D’autres rendez-vous culturels pourraient s’ajouter en cours d’année.
Forfaitisation
L’équipe de la Salle de spectacle de Sept-Îles travaille aussi à revoir les privilèges aux abonnés, les détenteurs de carte de membre.
« On offre toujours la possibilité aux gens d’avoir toujours un siège qui est fixe pour tous les spectacles, mais eux, on leur a demandé de venir découvrir du théâtre, de la danse, de la musique, de la chanson, pour l’année, de faire une sélection », indique Mme Lavoie.
La directrice et son personnel cogitent sur la forfaitisation de la carte de membre, fort d’un gros bassin d’abonnés (autour de 500), mais aussi, pour s’assurer de la disponibilité lors de la mise en vente au grand public.
Au calendrier
Le printemps a été fort occupé à la Salle qui a accueilli des activités du Rendez-vous panquébécois de Secondaire en spectacle, en plus d’ouvrir ses portes pour la diffusion de match des Canadiens. Elle souhaitait ainsi faire profiter de son équipement de sonorisation et son écran à la population.
Une grosse année est également à venir. Le prochain cycle en sera un rempli tant avec les artistes émergents que ceux établis, que avec ce qui est au calendrier pour le ROSEQ d’été.
« Il y a des années que tel ou tel artiste tourne, bien c’est là qu’il faut que tu les prennes. On a vraiment une grosse année au niveau de l’humour, parce qu’il y a beaucoup de tournées que c’était là qu’elles passaient », fait savoir Émilie Lavoie.
Parmi eux : Arnaud Soly, Maxim Martin, Jean-Michel Anctil (pour deux soirs), André Sauvé, Philippe Laprise, Sam Breton (supplémentaire), Mariana Mazza, Réal Béland, Michel Barette et Mario Tessier.
« Autant au niveau de la découverte, autant en chansons qu’en humour, on a vraiment une belle sélection, je dirais. Les gens sont contents. Quand ils ont vu la programmation, ils ont dit, oui, c’est une belle année. »
En musique, il y aura entre autres Bleu Jean Bleu, Jay Scøtt, Fred Dionne, Cette voix (Dan Bigras et Gerry Boulet, notre histoire), Étienne Coppée (hommage à Joe Dassin), Elliot Maginot, Marie-Michèle Desrosiers (un piano pour Noël), l’Innue Natasha Kanapé, Vincent Vallières et Louis-Jean Cormier, le coup de cœur de la directrice.
« C’était le meilleur porte-parole qu’il ne pouvait pas y avoir pour le Panquébécois. Il est généreux, c’est vraiment une bibite sociale. »
Émilie Lavoie est aussi emballée par la venue de L’écho des racines, avec le danseur natif de Sept-Îles, Olivier Arseneault
« De dire qu’il y a des jeunes de la place qui sont capable de percer et de faire des carrières, Olivier veut, veut pas, ça fait plus d’une dizaine d’années qu’il est professionnel. »
Parmi les autres rendez-vous, de la nostalgie avec Abba Memories et Love Guns (hommage à Kiss), C’est quoi ta toune, occasion de revivre en chanson des succès des années 60 à aujourd’hui, des visages du petit écran sur les planches avec Patrice L’Écuyer en humour et Marina Orsini en chanson, ainsi que Le dîner de cons (théâtre).
La clé : l’accueil
Mme Lavoie se dit chanceuse que son équipe puisse tirer son épingle du jeu, de faire déplacer autant d’artistes en région. Une réussite qui vient certainement avec l’accueil réservé aux artistes en visite.
« Les gens sont vraiment heureux de venir nous voir. Les artistes le disent à propos de la qualité du public qu’on a ici. Quand Dave Fenley est venu, il nous a même envoyé un courriel après pour nous remercier. Les gens sont contents de voir les artistes quand ils viennent en région, lorsqu’ils les rencontrent au restaurant pendant le déjeuner ou le souper. Ça, c’est vraiment ce qui fait la différence, je pense, pour la capacité d’attraction des artistes en région. »
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