Le CISSS de la Côte-Nord rapporte une diminution de 70 % des bris de services comparativement aux années précédentes. Une amélioration notable que la direction attribue à la mobilisation du personnel, même si certains secteurs demeurent fragiles à l’approche de la période estivale.
Lors de son rapport présenté au conseil d’administration d’établissement le 10 juin à Forestville, le président-directeur général Jean-François Miron a souligné les progrès réalisés malgré les difficultés persistantes de recrutement.
« Si on regarde la vue d’ensemble, c’est 70 % de moins de bris de services », a-t-il divulgué.
Cette amélioration survient alors que plusieurs établissements du réseau québécois continuent de composer avec des pénuries de personnel et des enjeux de remplacement.
Selon le dirigeant, le maintien des services repose en grande partie sur la capacité d’adaptation des équipes. « Les gestionnaires et les employés ont redoublé d’efforts pour trouver des façons créatives de maintenir les activités et les services », a-t-il affirmé.
Un été sous surveillance
Questionné sur les risques de ruptures de services durant la saison estivale, Jean-François Miron s’est montré prudent. « Pour le moment, je dois dire non », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il anticipait des fermetures de services.
Il reconnaît toutefois que la situation demeure fragile. « Est-ce que c’est fragile et est-ce qu’on travaille comme des fous ? Oui », a-t-il lancé.
Certains secteurs continuent de susciter des inquiétudes, notamment les soins critiques, les urgences, les services mère-enfant ainsi que certaines professions spécialisées.
Les technologues en radiologie figurent parmi les catégories d’emploi les plus difficiles à recruter actuellement.
Le dirigeant mentionne également que des pénuries dans d’autres professions, comme le travail social, peuvent entraîner des délais supplémentaires pour certains usagers même sans provoquer de bris de services formels.
Miser sur la créativité
Pour expliquer les résultats obtenus, le PDG évoque la grande flexibilité démontrée par les équipes au cours de la dernière année.
Des employés ont accepté d’effectuer des quarts de travail dans d’autres secteurs, tandis que certains services ont été réorganisés temporairement afin de concentrer les ressources sur les besoins les plus urgents.
« Il y a eu plus de mobilité et plus de flexibilité. On est dans des solutions créatives pour se dépanner », explique-t-il.
Malgré les défis qui persistent, Jean-François Miron estime que les efforts consentis permettent actuellement au CISSS de maintenir le cap. « Les gens ont le droit d’avoir des services. On veut les maintenir et on travaille fort pour y arriver », conclut-il.
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