Une mission scientifique pour étudier le pétoncle d’Islande en Minganie
L’échantillonnage pour le pétoncle d’Islande se fait avec une drague. Photo courtoisie
Une équipe scientifique mène présentement des recherches au large de Havre-Saint-Pierre, pour étudier les stocks du pétoncle d’Islande.
C’est à bord du Leim, un navire de la Garde côtière canadienne (GCC), que les quatre scientifiques et cinq membres d’équipage de la GCC procèdent à des recherches.
Ce relevé est fait depuis 1990 généralement aux 2 ans, mais il est réalisé chaque année depuis 2022, en raison du plan de rétablissement en développement pour les stocks des zones 16E et 16 F.

La situation du pétoncle d’Islande est loin d’être idéale.
« Les stocks des zones 16E et 16F sont dans la zone critique. Ça ne va pas vraiment bien. Ce sont des stocks qui ont été historiquement fortement pêchés. Il y a encore certains endroits où il y a des densités intéressantes, mais ce n’est pas les densités qu’il y a déjà eu aux alentours de Havre-Saint-Pierre », explique Rénald Belley, chef de mission et chercheur à l’Institut Maurice-Lamontagne.
Malgré cela, il y a eu des signes encourageants. Dans le relevé réalisé en 2025, on rapporte le nombre le plus élevé de petits pétoncles jamais observés, ce qui indique qu’un fort événement de recrutement s’est produit.
« Nos recherches, cette année, nous permettront de voir si les pétoncles ont grossi, ou s’il y a encore eu un fort événement de recrutement », dit M. Belley.
Une des données qui est particulièrement étudiée est la taille du pétoncle. S’il atteint la taille de 70 millimètres, cela veut dire qu’il deviendra intéressant au niveau commercial, donc pour la pêche.
Pour réaliser l’échantillonnage, une drague Digby est utilisée. Il s’agit d’un appareil similaire à celui utilisé par les pêcheurs, mais le maillage est doublé pour pouvoir récolter les plus petits spécimens.
Les scientifiques ont débuté la mission le 1er juin et elle prendra fin le 12 juin. Par la suite, une analyse sera menée.
« On a un bon processus pour vérifier toutes les données et ensuite on tombe dans l’analyse », dit Rénald Belley.
Les scientifiques ne mènent pas seulement des recherches sur le pétoncle d’Islande, dans le cadre de cette mission. Lorsque la drague est déployée, il n’est pas rare que d’autres espèces soient récoltées comme des crevettes ou des crabes. L’ensemble des espèces est étudié, parce que cela permet aussi d’obtenir des données sur les prédateurs du pétoncle d’Islande.
Des concombres de mer ont également été récoltés, dans le cadre d’une étude génétique qui est menée dans tout l’Est du Canada.

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