Les 261 métallos de la mine Tio de Rio Tinto Fer et Titane à Havre-Saint-Pierre ont rejeté à l’unanimité l’offre finale et globale de la partie patronale.
« C’est une offre insultante et irrespectueuse. La proposition patronale vient creuser un écart important entre les mineurs de Havre-Saint-Pierre et les autres mineurs de la Côte-Nord. Notre travail mérite le même respect et une rémunération équivalente », affirme le président de la section locale 4466, Louis Thériault.
Du même coup, les syndiqués se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.
Selon le Syndicat des Métallos, les principaux enjeux qui font achopper la négociation concernent la sous-traitance, les salaires, le régime de retraite et le fonctionnement du boni de vie chère.
Toujours selon le Syndicat, Rio Tinto Fer et Titane a causé des retards dans les négociations en raison d’annulation de séance de négociation.
« Il y a un manque de sérieux flagrant de la part de l’employeur. Ça fait trois porte-parole patronaux qu’on voit défiler. Les discussions se déroulent à sens unique et nos propositions ne sont même pas étudiées ni considérées », dit le coordonnateur des Métallos pour la Côte-Nord, Stéphane Néron.

De son côté, Rio Tinto Fer et Titane indique être déçu du rejet de l’offre de contrat de travail par les syndiqués.
« À la suite de l’assemblée générale tenue le 8 juin par le Syndicat des Métallos Local 4466, nous avons été déçus d’apprendre que l’offre patronale et le contrat de travail négociés entre les parties ont été rejetés par les employés. Rio Tinto est engagé de bonne foi dans le processus depuis le début et nous demeurons ouverts et disponibles pour reprendre les discussions dans le but d’en arriver à une entente gagnante pour toutes les parties », affirme un porte-parole de la minière par voie de communiqué.
À découvrir
Des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.