C’est parti depuis le début de la semaine pour un autre été les deux pieds dans le sable. Les adeptes de volleyball de plage, jeunes et adultes, sont encore plus nombreux sur les terrains.
Les ligues de beach-volley de Sept-Îles et de Port-Cartier ainsi que le Club jOne de Sept-Îles affichent, aussi bien dire, « Complet » pour l’été 2026.
« Le volleyball de plage est populaire plus que jamais », mentionne Patrick Hudon, président du comité de la Ligue de beach-volley Amitié d’été de Sept-Îles. C’est encore à pleine capacité cette saison, avec 80 équipes par soir du lundi au jeudi, et ce, pour une quatrième année de suite. Certaines personnes foulent les terrains de l’avenue Arnaud et derrière Manikoutai pour deux catégories.
Les places ont d’ailleurs trouvé preneur en moins de quarante-huit heures, indique M. Hudon. « On ne peut pas accueillir plus », mentionne-t-il. Il trouve dommage de devoir refuser des équipes.
Cet engouement ne s’estompera pas, selon lui, avec les jeunes du Club jOne qui pointent et qui prendront le relais des personnes qui arrêteront. « On va avoir une problématique éventuellement, dans pas si longtemps, parce que les jeunes qui ont 17 ans, ils ne peuvent plus jouer dans le Club jOne. Ils veulent jouer dans la ligue adulte, mais ils ne peuvent pas vraiment jouer non plus, parce qu’on manque de places et ils ne sont pas prioritaires », indique Patrick Hudon.
Rien à envier
Il souligne que la ligue est une des plus belles au Québec.
« On n’a rien à envier à aucune ligue, à part celle de Joliette ou même Québec. Il n’y a pas personne qui a plus d’équipes que nous autres en termes de joueurs. En termes de qualité de site, on est choyé », souligne-t-il.
Il vante aussi le travail fait au niveau de l’équipement et de l’entretien des terrains.
« Au niveau de la ligue, il y a une super belle gestion depuis plus de 20 ans. On a une employée (Éloïse Leblanc) qui est là à temps plein, qui gère tous les trucs. Il y a aussi le fait que les gens s’intéressent vraiment au volleyball. On a une super belle communauté », souligne M. Hudon.
Tous y trouvent leur compte dans la ligue, selon le président, avec les pools compétitifs et récréatifs, « pour jouer entre amis, pour le plaisir de décrocher et de jouer au ballon. On dessert plusieurs catégories de gens. C’est ça qui fait le succès de la Ligue. Ça se répercute autant chez les jeunes que pour les tournois de beach ».
Patrick Hudon évoque aussi le travail acharné de plusieurs années de bénévolat, de personnes dévouées qui ont donné la piqûre à d’autres, pour expliquer l’engouement du volleyball, tant à l’intérieur que sur sable, à Sept-Îles. « C’est une roue qui tourne », dit-il.
La saison 2026 de la Ligue de beach-volley Amitié d’été de Sept-Îles a pris son envol au début de la semaine.
Sur l’île
À Port-Cartier, pour répondre à la demande, les organisateurs ont ajouté une soirée à l’horaire, afin de permettre d’accueillir 48 équipes, huit de plus que l’an passé. « On a longtemps tourné autour de 36 équipes », de dire Élodie Servant, qui partage la tâche de gérer la Ligue de beach-volley de Port-Cartier avec son frère Gabriel, ainsi que Karianne Bourgoing et Jonathan Collin.
Il y aura donc du volleyball de plage sur l’île McCormick les lundis et mercredis (nouveau) en soirée, dès le 8 juin. La formule à seulement un soir était en place depuis une quinzaine d’années.
Le nouveau format permet maintenant d’accueillir plus d’équipes, mais surtout d’avoir les matchs à des heures raisonnables en finissant plus tôt, en plus de faciliter les remplacements.
Cette nouveauté donne aussi la chance aux jeunes de 16 et 17 ans de joindre la ligue avec les adultes. « L’intérêt est plus présent chez les jeunes et le volley de plus en plus populaire au secondaire », remarque Mme Servant.
Elle souligne que la ligue se porte bien. « On est quatre à organiser ça et permettre à tous d’avoir du plaisir. C’est une ligue d’été populaire à Port-Cartier. »
La relève
Si le volleyball de plage se porte bien, c’est que sa base est solide et en croissance.
« Ça roule à fond de train », mentionne Éric Sénéchal, qui assure la coordination du Club jOne pour les jeunes.
Les chiffres parlent d’eux même, alors que l’an passé, le club comptait 950 inscriptions, dont près de 350 jeunes différents, pour une moyenne de trois activités par personne. « On s’enligne pour battre ça », avance M. Sénéchal.
Ce qui explique l’engouement et une telle participation au Club jOne, selon lui, c’est l’offre, avec plus de monde dans la ligue (jeunesse, les dimanches soir avec 32 équipes et celle Espoir les vendredis soir, avec 12 équipes), en plus du Centre Espoir et des camps de jour. Il y a également les groupes de pratiques chaque jour.
« On est accoté », soutient Éric Sénéchal.
Pour juin, le club n’a qu’une heure après l’école pour les groupes de pratique avant le début de la Ligue. Et un des défis pour répondre à la demande, c’est la difficulté à trouver des entraîneurs pour le jour.
Cycle perpétuel
De son côté, Éric Sénéchal explique cet engouement par le fait que les jeunes veulent faire comme leur papa, leur maman, et aussi comme leurs amis. « Les adultes veulent aussi s’impliquer », dit-il.
« C’est une espèce de cercle. Ça va prendre du temps avant que ça s’essouffle. Le monde attire le monde, comme au Tournoi Orange. Les jeunes vont faire en sorte que la ligue (adultes) va continuer de grandir. »
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