Itinérance à Sept-Îles : un comité de cohabitation envisagé
Une rencontre sur l’itinérance, sur l’initiative de la Ville de Sept-Îles, a eu lieu mercredi. De nombreux intervenants étaient présents. Photo courtoisie
Un comité visant à trouver des solutions sur les enjeux de l’itinérance et de la cohabitation pourrait être mis en place à Sept-Îles.
Mercredi dernier, la Ville de Sept-Îles a organisé une rencontre pour faire le point sur la situation de l’itinérance. Autour de la table, on retrouvait des représentants de la Ville de Sept-Îles, du centre d’intervention Le Rond-Point, du CISSS de la Côte-Nord, de la Sûreté du Québec, de l’ÉMIPIC (Équipe mixte d’intervention — policiers et intervenants communautaires) et d’ITUM.
Dernièrement, des citoyens vivant à proximité du centre d’intervention le Rond-Point avaient fait part d’une cohabitation difficile dans le secteur avec les personnes en situation d’itinérance. Il a même été demandé que l’organisme soit relocalisé.
Lors de la rencontre, les participants ont exprimé le souhait que soit mis sur pied un comité de cohabitation regroupant différents intervenants, mais aussi des citoyens et des personnes en situation d’itinérance. Le conseil municipal a indiqué être intéressé par cette proposition.
Ce comité permettrait aux résidents de faire des propositions, mais aussi de comprendre les actions qui font faits par le Rond-Point, selon le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot.
« On pense qu’en travaillant tous ensemble, on va améliorer l’acceptabilité sociale, la compréhension et la tolérance », dit M. Méthot.
La rencontre a aussi permis de partager de l’information sur les ressources disponibles et le travail des différents intervenants sur le terrain, ainsi que de mieux comprendre la réalité des personnes en situation d’itinérance. Selon le maire, la rencontre a été formatrice et pertinente.
« On se rend compte qu’il y a beaucoup de travail qui se fait au quotidien, que ce soit par les policiers ou les intervenants sociaux, mais qu’il n’existe pas une seule grande solution au problème de l’itinérance », affirme-t-il. « C’est plutôt par le cumul de diverses actions qu’on pourra, avec le temps, améliorer la vie des personnes itinérantes et permettre une meilleure cohabitation avec les citoyens. D’où l’importance d’unir nos forces. »
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