« Pour être un Drakkar, il faut être travaillant » : Patrice Bosch donne le ton à titre de nouvel entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau. Alors que sa première expérience derrière le banc dans le junior majeur s’est déroulée à Baie-Comeau, il y revient pour prendre les commandes du navire nord-côtier.
Débarquée en 2023 pour assister Jean-François Grégoire dans l’équipe d’entraîneurs pour Baie-Comeau, l’expérience de Patrice Bosch avec le Drakkar remonte à plus loin.
« En 2012-2013, la première fois que le Drakkar est allé en finale, j’étais là comme assistant coach. Je n’avais jamais fait de junior majeur à ce moment-là. J’y étais avec Éric Veilleux. C’est après ça que j’ai été nommé entraîneur-chef des Saguenéens pour deux saisons », raconte-t-il en entrevue avec Le Manic.
Par la suite, l’homme originaire de Montréal a enchaîné expérience après expérience, tant au niveau mineur, junior majeur et junior AAA, qu’à l’international.
« J’ai acquis beaucoup d’expérience comme entraîneur à l’international. […] C’est surtout d’être entouré par des gens de hockey de différentes nations et de différentes philosophies », mentionne-t-il.
Prêt à coacher le Drakkar
Patrice Bosch est revenu à Baie-Comeau à la demande de l’ancien entraîneur-chef, Jean-François Grégoire, lorsque ce dernier a appris que son futur collègue visitait un collège pour y devenir entraîneur.
C’est pourquoi Patrice Bosch a rejoint l’équipe en 2023 comme entraîneur associé. L’été dernier, soit avant la dernière saison, Jean-François Grégoire a signé son nouveau contrat, ce qui l’amenait à faire une dernière saison comme entraîneur-chef. Au même moment, Patrice Bosch a accepté de prendre la relève cette année.
« J’aime le groupe qu’on a ici. Je suis excité de travailler avec cette équipe-là et les jeunes joueurs qu’on a arrivent plus à maturité. Je pense qu’on est bien préparé et on fait les choses de la bonne façon », lance-t-il.
« Je me suis installé à Baie-Comeau aussi. Le choix de rester à Baie-Comeau et de prendre les rênes du Drakkar est un choix facile. Quand on m’a offert le poste au départ, j’aimais l’idée de continuer à travailler avec notre groupe, comme notre excellent groupe de dépisteurs », ajoute-t-il.
L’homme de 53 ans en parle comme un « beau défi » qu’il a hâte de réaliser.

Transition
« Je n’aime pas les mots “changement” ou “début” de cycle, ou même parler de reconstruction. Pour moi, c’est une transition », fait savoir Patrice Bosch.
Celui qui a connu deux des meilleures saisons derrière le banc, avec deux présences en finale des séries éliminatoires, a aussi travaillé dur avec Jean-François Grégoire l’année dernière.
« On a été frappé par la malchance en 2025-2026, avec ceux qu’on a perdus aussi. C’est vraiment une saison qui n’avait rien pour nous aider. Mais, à travers de ça, on a trouvé une façon de progresser », soutient-il.
« Aujourd’hui, on doit recréer une équipe avec les gars qu’on avait et repartir avec ça. Je suis confiant qu’avec les individus qu’on a dans le vestiaire, ça va bien se passer », poursuit-il.
Les résultats de fin de saison ont démontré que les joueurs devenaient plus confortables, remarque le nouvel entraîneur-chef. « Ceci dit, ça ne veut pas dire que tu as une fin de saison qui va mieux, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de travail à faire encore. Il y a du travail pour les joueurs, individuellement et collectivement, tout comme on a du travail dans le coaching staff. »
Le cœur à Baie-Comeau
« Ça fait quatre saisons que je suis en arrière du banc du Drakkar et c’est probablement le seul amphithéâtre dans toute la LHJMQ où, quand les joueurs travaillent, ils se font applaudir aussi fort que s’ils marquaient un but », confie Patrice Bosch.
Celui qui a adopté la région remarque l’attachement de la Côte-Nord, et pas seulement de Baie-Comeau, envers son équipe de junior majeur.
« Je me souviens, à plusieurs reprises, d’avoir pris le traversier à Tadoussac avec l’autobus et que les gens nous abordent sur le traversier. En plus, chaque fois qu’on a un nouveau joueur à Baie-Comeau, la première chose dont il nous parle, c’est les partisans », raconte-t-il.
Le nouveau coach ne peut s’empêcher de couvrir de bons mots l’ambiance du Centre sportif Alcoa. « Il est unique dans la ligue. Il n’est pas très plaisant pour les adversaires, je l’ai vécu avec Chicoutimi qui débarquait à Baie-Comeau », dit-il en riant.
Ce dernier est en préparation durant la saison estivale, travaillant notamment avec l’équipe de dépisteurs. Il mentionne avec hâte de diriger la troupe baie-comoise dès cette année. « Pour être un Drakkar, on ne demande pas d’être parfait, mais on demande d’être travaillant », conclut-il.
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