Moins de jeunes sans emploi ni études sur la Côte-Nord qu’il y a 25 ans
La proportion de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation est passée de 28 % à environ 10 % entre 1997-1998 et 2023-2024 dans le regroupement de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec. Photo iStock
La proportion de jeunes de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec qui ne sont ni aux études, ni en emploi, ni en formation a chuté de façon importante au cours des 25 dernières années. Une nouvelle étude de l’Institut de la statistique du Québec révèle que la région est passée d’un des taux les plus élevés de la province à un niveau comparable à la moyenne québécoise.
Longtemps considérée comme l’une des régions où les jeunes étaient les plus nombreux à se retrouver sans emploi et hors du système scolaire, la Côte-Nord affiche aujourd’hui un portrait beaucoup plus encourageant.
Selon une étude publiée par l’Institut de la statistique du Québec, la proportion de jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation (un groupe désigné par l’acronyme NEEF) est passée de 28 % à environ 10 % entre 1997-1998 et 2023-2024 dans le regroupement de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec.
Il s’agit d’une baisse de 17 points de pourcentage, l’une des plus importantes observées au Québec.
À la fin des années 1990, la région affichait un taux nettement supérieur à la moyenne québécoise, qui se situait alors à 17 %. Aujourd’hui, la situation s’est grandement améliorée et l’écart avec l’ensemble du Québec a pratiquement disparu.
L’étude souligne que certaines régions éloignées ont connu les progrès les plus importants au Québec. La Côte-Nord et le Nord-du-Québec figurent en tête de liste, aux côtés du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Les chercheurs avancent plusieurs explications possibles. Au cours des dernières années, différentes initiatives visant à favoriser le développement économique, l’accès à la formation et l’attraction de nouveaux travailleurs ont été mises de l’avant dans les régions.
L’amélioration de l’offre de formation postsecondaire et la diversification des emplois auraient notamment contribué à mieux intégrer les jeunes au marché du travail.
Un phénomène toujours présent
Malgré ces progrès, la réalité des jeunes NEEF demeure préoccupante. À l’échelle du Québec, près de 147 000 jeunes de 15 à 29 ans étaient dans cette situation en 2023-2024, soit près d’un jeune sur 10.
Le phénomène touche davantage les jeunes adultes de 20 à 29 ans que les adolescents. Les personnes sans diplôme, les jeunes issus de l’immigration récente, ceux appartenant à une minorité visible ainsi que les jeunes vivant seuls ou avec des responsabilités familiales sont aussi plus susceptibles de se retrouver dans cette situation.
L’étude rappelle également que tous les jeunes NEEF ne sont pas nécessairement à la recherche d’un emploi. Environ 60 % d’entre eux sont considérés comme inactifs, tandis que 40 % sont au chômage et cherchent du travail.
Dans l’ensemble du Québec, la proportion de jeunes NEEF est passée de 17 % à près de 10 % en 25 ans. La progression de l’emploi chez les étudiants et la participation accrue des jeunes au marché du travail expliqueraient en partie cette amélioration.
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