Parmi 170 projets d’exposition numérique soumis partout au pays, 19 seront financés par Musées numériques Canada (MNC). Du nombre, la proposition La pêche fixe, une tradition ancestrale et écologique encore vivante dans Charlevoix, portée par le Musée de Charlevoix, qui mettra en valeur une pratique reconnue au patrimoine immatériel du Québec depuis 2023.
Le nouveau directeur général de l’institution, Alexis Beaudoin, est enchanté par la nouvelle.
« Ça fait plusieurs années que des choses se passent en lien avec la pêche à fascine dans la région. Des recherches ont été faites, entre autres par la Chaire de recherche du Canada en patrimoine et tourisme autochtones de l’Université Laval. À discuter avec des gens impliqués, dont Élise Dubuc, les pêcheurs Robert Mailloux et Julie Gauthier, on s’est dit que ce serait bien de vulgariser toutes les informations aux gens de la région en premier lieu et au public également », indique M. Beaudoin.
Le choix d’une exposition numérique est lié au fait que peu d’artefacts subsistent de la pêche à fascine.

« On n’a pas beaucoup d’objets dans notre collection ni au Québec dont un exposition physique semblait plus difficile à réaliser. L’exposition numérique est venue sur le table », indique M. Beaudoin.
Le projet collait également avec la volonté de l’Université Laval de diffuser le fruit de ses recherches de manière différente, interactive.
« Ils ont accumulé des archives photographiques qui témoignent de la pêche à la fascine. Ces photos sont documentées, on va les intégrer à l’exposition », résume Alexis Beaudoin.
Le porteur de projet demeure le Musée de Charlevoix à qui MNC a remis 25 000 $ pour le mener à terme.
« Tout le travail de recherche mené en amont nous a vraiment aidés à monter le dossier de candidature », précise M. Beaudoin.
L’exposition sera mise en ligne en juin 2028 et invitera à « plonger au cœur d’un savoir-faire unique transmis depuis des siècles à Charlevoix : la pêche fixe non dirigée, communément appelée pêche à la fascine », maintenue vivante par les familles Mailloux et Gauthier et plus récemment par Mathieu Ouellet à Baie-Sainte-Catherine.
« Le Musée de Charlevoix entend raconter cette belle histoire tout en l’insérant dans son contexte actuel : les changements climatiques, les avancées des connaissances, tant celles cumulées par les communautés de pêcheurs que par les scientifiques », conclut-on.
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