Des bateaux abandonnés au parc d’hivernage de Sept-Îles
Le parc d'hivernage de Sept-Îles a lancé un avis de recherche pour retrouver les propriétaires de plusieurs navires abandonnés. Photo Vincent Rioux-Berrouard
Le parc d’hivernage de Sept-Îles doit composer avec des navires abandonnés qui entraînent des pertes financières importantes.
Cette semaine, l’organisation a fait paraître un avis public dans le Journal où elle indiquait être à la recherche des propriétaires de huit bateaux qui sont dans le parc d’hivernage et qui ont un solde impayé de plusieurs milliers de dollars.
Si personne ne se manifeste, les navires seront probablement vendus aux enchères.
« Après ça, on va être capable de libérer l’espace pour venir mettre un bateau qui va nous permettre de gagner un revenu », affirme Serge Langelier, responsable des opérations du parc d’hivernage de Sept-Îles.
Pour les huit navires qui ont été affichés la semaine dernière, le solde impayé s’élève à plus de 39 000 $. En plus des pertes monétaires pour le parc d’hivernage, cela empêche un autre bateau de venir s’installer à cet endroit. Selon Serge Langelier, le parc d’hivernage est pratiquement rempli à la limite. Il contient actuellement environ 170 bateaux.
Les raisons qui font qu’un propriétaire de bateau ne paye plus les frais d’entreposage sont diverses, selon M. Langelier. Il y a certains navires qui sont en mauvais état et dont les propriétaires ne veulent plus s’occuper. Pour d’autres, ce sont des projets de réparation qui ont été commencés, mais jamais terminé.
« Dès qu’on parle d’un bateau, les coûts financiers des pièces et des réparations peuvent être extrêmement dispendieux. Réparer une maison, c’est dispendieux. Pour un bateau, les coûts sont multipliés », dit-il.

Il faut aussi prendre en compte que pour disposer d’un navire, il peut y avoir des coûts importants pour le démanteler et amener les pièces vers un lieu approprié, afin de disposer des composantes.
Sept-Îles n’est pas le seul endroit où des navires sont laissés à l’abandon dans les parcs d’hivernage. Dans les dernières semaines, un article du Journal de Montréal révélait que ce phénomène touche plusieurs endroits dans la province. D’ailleurs, certains parcs d’hivernage doivent composer avec des bateaux qui sont abandonnés depuis des décennies.
Pour le parc d’hivernage de Sept-Îles, il n’y a pas de situation aussi extrême. On explique d’ailleurs prendre des mesures dès maintenant, avec l’affichage d’un avis public, pour ne pas atteindre un point semblable.
« On n’est pas dans la même situation et on ne veut pas se rendre là. Si on laisse la situation se dégrader, ça va être dur de reprendre le contrôle », dit Serge Langelier.
Même si une personne ne paye pas les frais d’entreposage, cela ne donne pas le droit légal au parc d’hivernage de disposer du navire. Après avoir obtenu un avis légal sur cet enjeu, le parc d’hivernage de Sept-Îles a appris qu’il doit donc passer par un avis public, ce qu’il a fait dernièrement, avant de pouvoir passer à la prochaine étape.
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La vente de ces bateaux abandonnés est une illusion. En pratique la marina de Sept-Iles, comme bien d’autres, va devoir assumer les coûts de démantèlement de ces bateaux. Belle facture en perspective !!