Une nouvelle option s’ajoutera au campus de Sept-Îles de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) avec un baccalauréat en génie.
La formule qui sera offerte consistera à réaliser une première année d’étude à Sept-Îles, avant d’aller poursuivre le parcours académique à Chicoutimi. Des stages sur la Côte-Nord seraient aussi priorisés.
La première année d’étude, qui se déroulerait à Sept-Îles, offrirait un tronc commun qui permettrait par la suite à l’étudiant de se tourner vers le génie mécanique, ou le génie électrique.
« On a rencontré des étudiants pour savoir quel type de génie était le plus intéressant. C’est génie électrique et mécanique qui est ressorti. Vous comprendrez toutefois qu’il n’y a pas un [nombre suffisant] d’étudiants pour offrir les deux programmes. On a donc décidé d’offrir, dans un premier temps, un tronc commun avec des cours et des laboratoires adaptés », indique Étienne Hébert, vice-recteur aux études, à la formation et à la réussite pour l’Université du Québec.
Voilà quelques années que l’UQAC travaille à la mise en place de cette initiative. En consultant le milieu, l’institution universitaire a constaté qu’il y avait des besoins pour des travailleurs formés en génie. La Côte-Nord est connue pour ses grands chantiers et la présence de grands joueurs industriels.
Les besoins pour des ingénieurs sont appelés à grandir dans les prochaines années. Selon une étude de l’Ordre des ingénieurs du Québec datant de 2023, d’ici 2033, 52 000 nouveaux professionnels et professionnelles en génie seront nécessaires pour répondre aux besoins liés à la croissance économique et aux départs à la retraite.
Intérêt
Il y a de l’intérêt pour un baccalauréat en génie dans la région. L’UQAC a consulté la population étudiante, autant au Cégep de Sept-Îles qu’au Cégep de Baie-Comeau, et il y a une proportion suffisante de personnes intéressées pour justifier une telle formation.
Le lancement du programme est prévu pour l’automne 2027. Trouver les enseignants et chargées de cours ne devrait pas être un si grand défi pour l’UQAC. L’institution d’enseignement a maintenant l’habitude d’offrir différents programmes au campus de Sept-Îles.
« On a des professeurs qui se déplacent régulièrement à Sept-Îles pour enseigner et certains sont basés à Sept-Îles », affirme Étienne Hébert.
Pour l’UQAC, il est important d’offrir un tel programme en région. M. Hébert indique qu’il y a plus de chance que les jeunes qui sont formés en région décident de rester dans celle-ci, une fois leur formation terminée.
« Lorsqu’on forme les jeunes en région, on augmente nos chances de rétention », dit-il.
Il poursuit en affirmant que l’UQAC doit offrir des programmes qui viendront contribuer au développement de la région et cette formation en génie entre en droite ligne avec cet objectif.
« En tant qu’université, il faut contribuer au développement socio-économique, culturel et scientifique des régions dans lesquelles nous sommes. On tient plus que jamais à jouer ce rôle. Contribuer au développement des communautés, on prend cela très au sérieux et on a cela à cœur », conclut-il.
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