« On porte nos bagages dans nos pieds », lance la chorégraphe et codirectrice de Tam ti delam Marianne Valcourt, qui assure que la troupe sera fidèle à ses habitudes. Lors de leur spectacle annuel, les danseurs rendront hommage au folklore musical québécois, transmis de génération en génération, tout en intégrant des éléments plus modernes qui dépassent les frontières de la belle province.
« Lors d’un festival international de danse folklorique, nous avons rencontré des Hongrois qui nous ont montré des pas », explique Marianne Valcourt.
Au cours de l’année, ses acolytes chorégraphes et elle ont tâché d’allier la danse traditionnelle hongroise, souvent pratiquée en couple, au répertoire habituel de Tam ti delam.
La troupe de trente danseurs a répété près de six heures par semaine depuis septembre, pour arriver à présenter le spectacle annuel.
« À la fin de l’année, on devient comme une famille ! », lance Mme Valcourt.
La troupe
Fondé en 1980, Tam ti delam est un incontournable du paysage culturel septilien. Cette organisation à but non lucratif a pour mission de promouvoir la danse traditionnelle québécoise, en offrant des cours à des groupes d’âge variés et en présentant des spectacles.
Bien que son objectif principal soit de faire découvrir du répertoire au public septilien, la troupe peut s’enorgueillir d’avoir fait plusieurs prestations dans des festivals internationaux, de l’Amérique jusqu’à l’Europe.
C’est dans ce type d’événements que les trois chorégraphes bénévoles puisent de nouvelles sources d’inspiration. Par ailleurs, Tam ti delam compte plusieurs musiciens dans ses rangs, dont l’amour du folklore québécois égale celui des danseurs.
Tendre le flambeau
La camaraderie règne indéniablement chez les apprentis de l’école de danse de Tam ti delam. Bon nombre de jeunes ayant suivi des cours à l’enfance deviennent enseignant à l’adolescence. Marianne Valcourt, pour sa part, est la fille d’un ex-danseur de la troupe. Elle a suivi les enseignements de Marie-Ève Gagnon pendant plusieurs saisons, avant de quitter la région.
Les quelques années passées à l’extérieur de sa région natale n’ont pas fait tarir sa passion pour la danse folklorique. Elle codirige maintenant le spectacle de fin d’année avec la professeure de son enfance et a inventé avec elle les pas de la chorégraphie.
« Les plus vieux nous tendent le flambeau », résume-t-elle.
Un engouement qui ne dérougit pas
Alors que la danse professionnelle en région connaît des défis très importants, les inscriptions aux cours de Tam ti delam se maintiennent. Le public, pour sa part, répond présent. Preuve à l’appui ; le spectacle est à guichet fermé pratiquement tous les ans.
« Le public fait partie du spectacle », explique la chorégraphe Marianne Valcourt. « Chaque année, l’énergie de la troupe est contagieuse et le public le ressent », poursuit-elle, pour expliquer les succès de sa troupe.
Le spectacle annuel de Tam ti delam se tiendra à la salle Jean-Marc Dion en deux représentations, les 23 et 24 mai 2026. Bien que le contenu global des deux spectacles soit identique, un élément majeur les différencie ; les plus jeunes danseurs ne danseront que le dimanche.
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