Semaine québécoise des familles : la communication, la clé chez les Trépanier-Simard de Sept-Îles
La famille recomposée de Karine Trépanier et Jimmy Simard. De gauche à droite : Allissa Lebrasseur (décédée à 20 ans), Ariane Simard, 11 ans, Kellianne Lebrasseur, 24 ans, Karine Trépanier, Jimmy Simard, Charles-Henry Simard, 5 ans, Sophia Lebrasseur, 16 ans, et Williams Lebrasseur, 15 ans. Photo courtoisie
Jimmy Simard et Karine Trépanier de Sept-Îles sont en couple depuis 8 ans et vivent ensemble en tant que famille recomposée avec leurs six enfants. Pour eux, la communication est l’ingrédient principal d’une famille recomposée fonctionnelle et heureuse.
Lorsque Jimmy Simard et Karine Trépanier se sont rencontrés il y a huit ans, ils avaient déjà des enfants issus d’unions passées. Karine Trépanier était la maman de trois filles et un garçon et Jimmy Simard, lui, était le papa d’une petite fille. Après quelques années de relation, le couple a décidé d’avoir un enfant ensemble.
« Pour moi, ça me prenait comme un enfant pour concilier les deux familles, pour me sentir une vraie famille », dit Mme Trépanier. « Déjà que le deuil de la famille était dur, que ça finisse avec le père de mes enfants, c’était très difficile l’échec de la famille, je me suis dit : il faut au moins que j’aie l’impression d’en vivre une autre », ajoute-t-elle.
Avoir un deuxième enfant représentait un défi pour Jimmy Simard.
« Surtout à l’âge qu’on était rendus », dit-il.
Jimmy Simard avait 43 ans et sa conjointe, 42 lors de la naissance de leur fils.
« Moi j’avais juste une fille (…) la décision impliquait plus que juste avoir un enfant », poursuit-il. Cela signifiait aussi que sa fille ne serait plus enfant unique.
C’est ainsi qu’est arrivé en 2020 le petit dernier de la famille, Charles-Henry. Bien que la tribu s’entendait généralement bien avant l’arrivée du bébé, Mme Trépanier a observé qu’il s’est créé un lien bénéfique pour les hypersensibles de sa famille.
« Dans les enfants, j’en avais des hypersensibles qui disaient, ce n’est pas mon père, ce n’est pas ma sœur. Là, on dirait qu’en ayant Charles-Henry, le lien a évolué, on a la même mère, Jimmy, c’est le père de Charles-Henry qui est mon frère (…) j’ai vu un changement entre les enfants », dit Karine Trépanier.
Les défis de la recomposition
Le défi principal pour avoir une famille recomposée harmonieuse, selon le couple, c’est d’avoir une excellente communication et d’arriver à des consensus entre les adultes de la maisonnée, se rejoindre quelque part.
« On prend des décisions ensemble. Il y a telle règle, peu importe qui la dit, ce n’est pas parce que je ne suis pas ton père que la règle ne s’appliquera pas, parce que la règle a été décidée conjointement entre le beau-père et la mère », dit Jimmy Simard.
« La communication, je pense, est primordiale. De se parler beaucoup de ce qu’on veut, de trouver un terrain d’entente où se rendre, pour intervenir [auprès des enfants] », dit Karine Trépanier.
Bien que le couple a rapidement habité ensemble, ils reconnaissent que de prendre son temps est absolument nécessaire pour créer un lien et gagner la confiance de tous.
« Jimmy a pris son temps. Il ne s’est pas imposé auprès des enfants, il est vraiment allé à leur rythme. Cela a joué beaucoup. Les enfants ont développé un lien plus rapidement, un lien plus fort aussi », dit Mme Trépanier.
Un autre élément important, constate le duo, est que le nouveau conjoint ou nouvelle conjointe s’intéresse et fasse des activités avec les enfants de son partenaire.
Plonger dans l’aventure de la famille recomposée peut être pour certains intimidants et pour d’autres, l’ayant déjà essayé sans succès, décourageant. Malgré les défis que peut représenter la famille recomposée, Karine Trépanier et Jimmy Simard encouragent les gens à essayer.
« C’est sûr que ça reste un défi, mais ce n’est pas irréalisable. C’est parfois même très intéressant. J’ai eu de super beaux moments avec chacun des enfants à Karine. Ma fille a eu de beaux moments aussi avec les enfants à Karine », souligne Jimmy Simard.
Le couple s’entend aussi pour dire qu’il faut que les nouveaux conjoints soient prêts à faire des concessions et à s’adapter pour se rejoindre au même endroit.
« Ne pas hésiter à aller chercher quelqu’un pour s’aider, dès le départ, comment gérer ça avec les enfants et tout ça, je pense que ça peut être juste un atout. Il y a des choses qu’on aurait pu éviter si on avait eu des conseils », conclut Karine Trépanier.
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