La troisième coureuse féminine la plus rapide sur 21,1 km (demi-marathon) au Québec est originaire de Blanc-Sablon. Elle a pour nom Natasha Bolger.
La Coaster est une des membres des Citadins de l’UQAM en athlétisme et en cross-country.
Les courses de longues distances ne font pas partie du programme.
« Une fois par année, c’est OK pour l’entraîneur », de dire Natasha Bolger.
Elle aime toutefois courir sur de longues distances, « pour pouvoir apprécier le moment », sentir les encouragements des spectateurs. « Sur un 5 000 m, ça fait trop mal », lance-t-elle.
L’athlète âgée de 22 ans a pris part à son premier demi-marathon (21,1 km) l’an dernier, à Montréal. Ses entraînements sur courte distance l’aident, a-t-elle laissé savoir.
Pour cette année, celle qui en est à sa deuxième année à l’université en enseignement préscolaire et primaire n’avait pas trop d’objectifs pour son 21,1 km, étant donné qu’elle est en stage cinq jours par semaine.
Pour l’édition 2026 des Championnats provinciaux en avril, elle a rapidement, et naïvement, suivi les premiers coureurs. « J’ai la tête dure », a-t-elle lancé au Journal.
Elle aura franchi la distance en 1 h 17 min 33 s, une minute plus rapide que son objectif, bon pour une troisième place chez les femmes toutes catégories d’âge, et première chez les 18-24 ans.
Son chrono de 2025 lui permet d’être membre de l’équipe Québec relève. Natasha Bolger n’est pu trop loin du standard Élite. Le chrono de référence est à 1 h 17 min 2 s.
Cet été, elle participera au Championnat canadien de demi-marathon à Edmonton, en août. Trois semaines de camp en Arizona étaient d’ailleurs au calendrier dernièrement.
Ses débuts
Natasha Bolger a commencé la course au primaire, mais ce n’était pas son premier sport.
Elle s’adonnait aussi au volleyball. Claude Lamoureux a vu qu’elle avait plus de potentiel à la course.
La jeune femme a commencé à courir plus régulièrement au secondaire. « J’aimais ça », a-t-elle dit.
Elle a pris part à quelques championnats provinciaux au niveau scolaire.
Rendue au Cégep, à Sherbrooke, elle a été approchée par l’entraîneur des Citadins.
Un jour, elle aimerait courir un marathon (42,2 km).
Par ailleurs, même si ses visites à Blanc-Sablon sont plus rares, Natasha Bolger aimerait y retourner éventuellement un mois ou deux, pour entraîner les jeunes en athlétisme.
Comme message pour les jeunes de son coin, au-delà de la distance qui sépare la Basse-Côte des grands centres, « si tu aimes de quoi et que tu t’entraînes, tout est possible », parole de Natasha.
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Bravo, même en étant originaire de régions éloignées, avec de la volonté et de la persévérance on se rapproche et dépasse parfois les athlètes issus des zones plus privilégiées au niveau des infrastructures sportives.