Les quelque 33 000 roches du serpent de roches d’Hugo Jobin ont été exposées à l’usine de Norderra à Baie-Comeau. Le 2 mai, des portes ouvertes ont permis à la population de toutes les voir et le lendemain, des juges ont procédé au comptage des roches.
Il s’agit de la dernière étape avant d’obtenir officiellement le record Guinness. Selon les critères, la famille devait tenir une journée portes ouvertes avant que deux juges ne viennent faire l’évaluation des roches peintes.
Les juges ont compté et accepté 33 635 roches. « Je suis content de voir ça et un peu stressé. Mais, en même temps, je sais que je vais l’avoir », lance Hugo Jobin, en parlant du record à battre.
Rappelons que le jeune Hugo, qui se battait contre la leucémie, alors âgé de 8 ans, a lancé l’idée de faire le plus gros serpent de roches peintes au monde. C’était à l’été 2024. Près de deux ans plus tard, le projet touche encore la communauté.
« Je suis surpris qu’il y ait encore autant de monde qui travaille dessus, autant ma mère que de la famille, des amis et des personnes de Baie-Comeau que je ne connais pas », lance-t-il ensuite avant de retourner faire le tour des roches pour discuter avec les gens.

Demande officielle
Sa maman, Mélanie Garneau, explique qu’après la visite des juges, il faut déposer la demande pour l’homologation au Guinness World Records.
Une fois la demande déposée, cela peut prendre jusqu’à trois mois avant de recevoir une réponse.
Elle doit donc maintenant finaliser le dossier avec toutes les informations, en plus des vidéos des juges qui comptent les roches.
« J’ai aimé ça, mais en même temps, je suis un peu content qu’on soit à la fin. Ça fait longtemps qu’on est là-dessus », lance à la blague Hugo Jobin.
Notons également qu’entre-temps l’artiste Richard Ferron construira une forme de serpent sur laquelle les roches seront collées, pour être exposées au parc des Pionniers.

Juger 33 000 roches
Pour compter et juger les roches, la famille Jobin a fait appel aux Baie-Comois Marie-Josée Arsenault, psychologue et conseillère en orientation, et Martin Caron, enseignant de musique à la retraite.
« L’œuvre de rassembler la communauté autour d’une cause, qui parle de guérison et d’espoir, ça me touche. Je suis dans la 20e année de rémission cette année, donc ça résonnait en moi », confie Mme Arsenault.
Cette dernière voulait contribuer au projet, malgré le fait qu’elle n’a pas peint de roches. « Je suis un peu poche en peinture, mais je me devais de contribuer à l’œuvre d’Hugo », exprime-t-elle.
De son côté, Martin Caron s’est dit enthousiaste à la veille de son mandat. « C’est un très beau projet rassembleur. Je suis excité et enthousiaste de compter les roches demain. »

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