Patients autochtones : un accompagnateur recherché à Sept-Îles
Laura Picard, accompagnatrice en sécurisation culturelle au CISSS de la Côte-Nord, avec une usagère autochtone. Photo CISSS de la Côte-Nord
Depuis maintenant un an, l’hôpital de Sept-Îles est à la recherche d’un deuxième accompagnateur en sécurisation culturelle. Cet assistant a pour mission de guider les membres des Premières Nations au gré de leurs visites au sein de l’établissement.
Le mandat d’un accompagnateur en sécurisation culturelle s’étend sur deux volets. Le premier correspond à l’interprétation de l’innu-aimun ou du naskapi.
« Leur deuxième rôle, c’est vraiment l’accompagnement des usagers dans leur parcours de soins pour s’assurer qu’ils sont à l’aise, qu’ils se sentent en sécurité », explique la conseillère-cadre à la sécurisation culturelle au CISSS de la Côte-Nord, Marilou Sirois.
Le recrutement pour ce genre de poste n’est pas simple. « C’est très dur de recruter. Beaucoup de responsabilités tombent sur l’accompagnatrice déjà en poste. On doit aussi beaucoup plus compter sur les proches des usagers autochtones pour l’accompagnement et la traduction », ajoute Mme Sirois.
En attendant, afin de répondre aux besoins des usagers issus des communautés autochtones, le CISSS de la Côte-Nord a implanté un lexique français-innu avec des pictogrammes, entre autres « pour aider les professionnels quand il n’y a pas d’interprète présent ». « De cette façon, ils peuvent se débrouiller et quand même communiquer », souligne la conseillère.
Cette formule d’accompagnement est loin d’être nouvelle. Comme l’explique Marilou Sirois, en 2021, l’année suivant la mort de Joyce Echaquan, le gouvernement a octroyé du financement pour la création de l’emploi d’accompagnateur en sécurisation culturelle.
« Toutefois, les trois grands hôpitaux de la région (Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-St-Pierre) offraient déjà ce service à cause d’ententes historiques avec des conseils de bande », déclare-t-elle.
À titre d’exemple, le Centre multiservices de santé de la Minganie, à Havre-St-Pierre, collabore avec le conseil de bande d’Ekuanitshit depuis 1987. Cette entente historique permet de financer deux postes d’accompagnateurs, actuellement comblés.
Du côté de Baie-Comeau, l’hôpital Le Royer compte quatre emplois similaires, soutenus financièrement par le Conseil des Innus de Pessamit.
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