Le recrutement du personnel pour les chambres de commerce comporte plusieurs défis. Les capacités et les compétences requises pour travailler au sein de ce type d’organisation sont spécifiques, les rôles sont exigeants et les ressources limitées. À Sept-Îles, deux employés réalisent seuls un mandat qui va de la représentation politique à l’organisation d’événements, en passant par le financement.
Les différentes chambres de commerce nord-côtières représentent, soutiennent et font valoir les intérêts des entreprises membres et favorisent le développement économique local par les différentes démarches qu’elles entreprennent.
Toutefois, la gestion quotidienne de ces organisations semble parfois soulever plusieurs défis, comme en témoignent les récents changements de personnel.
« Les postes de direction sont difficiles à combler sur la Côte-Nord, il y a beaucoup de demandes pour les gestionnaires, autant dans les entreprises privées, dans les organismes sans but lucratif ou dans l’administration publique. Pour les chambres de commerce, ça peut compliquer le recrutement », rapporte Christophe James, directeur général de la Chambre de commerce de Sept-Îles Uashat mak Mani-utenam (CCSIUM).
Signe que les enjeux de main-d’œuvre peuvent affecter jusqu’au fonctionnement des organisations elles-mêmes, la chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevues.
Un mandat complexe
Les dirigeants de ce type d’organisation et leurs équipes doivent effectuer des communications publiques et politiques, agir comme mobilisateur des différents milieux qu’ils représentent, organiser des événements, en plus d’assurer le marketing et la gestion d’une organisation qui est 100 % autofinancée.
Un des défis principaux est de maintenir et d’augmenter le nombre de membres : c’est près de 250 entreprises qui font actuellement partie de la CCSIUM, soit près du quart des entreprises totales présentes sur le territoire.
M. James et son adjointe de direction assurent les opérations et les activités de l’organisation, avec un budget provenant exclusivement des cotisations des membres.
Parmi ses autres priorités, il mentionne l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans le contexte du déclin de la vitalité démographique qu’on observe sur la Côte-Nord. Aussi, l’incertitude par rapport au cadre réglementaire entourant les travailleurs étrangers temporaires inquiète plusieurs de ses membres, et des solutions doivent être élaborées pour éviter les éventuelles conséquences négatives sur l’économie de la région.
Finalement, il souhaite s’assurer d’augmenter la représentativité des communautés innues au sein de son équipe. Déjà, la gouvernance de l’organisation est le fruit d’une collaboration entre deux coprésidents, Gabriel Striganuk, président-directeur général de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire et Shukapesh Andre, directeur général de la Société de Développement Économique Uashat mak Mani-utenam.
L’importance de la gouvernance
« Ce qui nous aide beaucoup, c’est la participation et l’implication des membres de notre Conseil d’administration. Ce sont des ambassadeurs, et, avec leurs différents réseaux de contacts, ils nous permettent d’avoir une portée exceptionnelle. Je suis reconnaissant d’avoir un conseil d’administration complet, avec 11 membres impliqués dans les différentes communautés d’affaires de la région. »
Les ambitions et la direction qu’apportent les différents administrateurs sont, selon lui, déterminantes pour établir les actions et l’implication d’une chambre de commerce dans son milieu.
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