Nettoyeur Sept-Îles se relève tant bien que mal de l’incendie
Bechir Ben Aicha, directeur du Groupe Belge, dans les nouveaux locaux du Nettoyeur Sept-Îles. Photo Sylvain Turcotte
Il y a déjà près de huit mois que Nettoyeur Sept-Îles a été ravagé par les flammes. C’était dans la soirée du 25 août. L’entreprise a repris du service à la mi-décembre, mais la situation n’est pas revenue à la normale encore.
C’est au 831, boulevard Laure, voisin du Gino Pizza, que Nettoyeur Sept-Îles opère depuis sa réouverture. L’entreprise a d’ailleurs ajouté un service de couturière.
« Au sortir de cette expérience [l’incendie], ça n’a pas été facile rebâtir de quoi. Il a fallu du temps », a dit Bechir Ben Aicha, directeur du Groupe Belge, derrière le commerce qui a été la proie des flammes.
Il rappelle toutefois qu’il était essentiel de relancer le service.
« Ce n’était pas une question d’argent, mais d’existence. Il faut avoir ce service pour les Septiliens », a-t-il mentionné.
Il dit merci à tous ceux et celles qui ont appelé pour les encourager. « Ça réchauffe le cœur. C’est positif ce qu’on a vu, même s’il y a eu du négatif. On ne baisse jamais les bras », a-t-il souligné.
La direction du Nettoyeur Sept-Îles a eu droit à une belle collaboration pour ses démarches au niveau des assurances. « Il faut donner toutes les informations et être collaborateurs », a indiqué Bechir Ben Aicha. Tout s’est fait dans les délais.
Baisse de volume
Au delà des délais, où ce fut plus ardu pour la livraison des machines, la reprise de la croissance tarde pour Nettoyeur Sept-Îles depuis qu’il a rouvert ses portes le 14 décembre.
Une perte de volume estimée à 70 % par Bechir Ben Aicha.
« On contacte les clients, les compagnies. On fait le maximum, mais on sait qu’on doit attendre deux ou trois ans avant une bonne reprise. On va toujours être ouvert », a-t-il assuré.
Nettoyeur Sept-Îles a été frappé par la concurrence qui a attaqué sévèrement le marché après l’incendie.
M. Aicha demeure toutefois positif. Lui et son équipe gardent la tête haute.
Des réflexions et des négociations sont en cours pour des projets sur l’ancien site de Nettoyeur Sept-Îles. Les idées soulevées sont un lavomat, un service de broderie, d’entretien ménager.
« On a beaucoup d’idées à élaborer. On a une équipe dédiée qui peut faire beaucoup de choses », a fait savoir le directeur. Des formations spécifiques sont aussi étudiées.
La construction devrait se chiffrer entre 3 et 4 M$.
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