Le prochain PDG de Métaux Torngat devra minimiser le fly-in fly-out
Maryse Bélanger, la cheffe de la direction par intérim de Métaux Torngat. Photo Vincent Rioux-Berrouard
Actuellement à la recherche d’un président-directeur général, Métaux Torngat lui confiera le mandat clair de minimiser le recours au navettage pour la future usine de séparation de terres rares qui devrait être situé dans le secteur de Pointe-Noire, à Sept-Îles.
C’est ce qu’a affirmé la présidente du conseil d’administration et la PDG par intérim, Maryse Bélanger. Si le projet va de l’avant, entre 200 et 250 personnes travailleront à l’usine.
« Il faut minimiser le fly-in fly-out pour Sept-Îles. [Le recours au navettage] doit être le moins possible », dit Mme Bélanger.
Elle ajoute que pour les opérations, avoir des travailleurs qui vivent dans le milieu donne beaucoup plus de flexibilité.
« Les gens qui travaillent et qui vivent dans la communauté, ça aide beaucoup en termes de continuité pour les opérations. On peut les consulter au besoin parce qu’ils sont encore dans la communauté. [Ne pas avoir recours au navettage] est plus efficace pour les opérations », affirme la présidente du conseil d’administration.
Mme Bélanger assure l’intérim à titre de PDG depuis le départ de Yves Leduc en mars. Le processus est en cours pour trouver un nouveau PDG.
Besoins sociocommunautaires
Maryse Bélanger est à Sept-Îles, cette semaine, dans le cadre de rencontres sur les besoins sociocommunautaires de Sept-Îles auprès des citoyens. Au cours des derniers mois, une firme a reçu le mandat par Métaux Torngat de rencontrer une trentaine d’organismes de la région pour dresser un bilan des besoins de la région. Maintenant, elle souhaite valider ce diagnostic auprès de la population.
Les enjeux soulevés dans le rapport touchent la pénurie de logements, l’impact du travail par navettage, le manque de places en garderie et l’effacement de la classe moyenne.
Métaux Torngat indique qu’elle souhaite participer à la mise en place de solutions face aux problématiques, particulièrement avec des partenariats.
« Je veux voir Métaux Torngat devenir une partie de la solution et ne pas aggraver des problèmes dans la communauté », affirme la présidente du conseil d’administration.
Cette démarche d’évaluer les besoins sociocommunautaires est jugée comme nécessaire et bienvenue par le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot.
« Nous, on est très intéressé par ce rapport parce que ça va probablement guider Métaux Torngat dans la suite de leur projet et de quelle façon [l’entreprise] peut supporter la communauté », dit-il.
Bureau à Sept-Îles
Métaux Torngat a récemment ouvert un bureau à Sept-Îles, sur l’avenue Brochu. Avec ce local, l’entreprise a espoir de faciliter la création de liens avec la communauté.
« Les gens auront la possibilité de venir poser leurs questions et de parler du projet », affirme Mme Bélanger.
Des employés seront basés à Sept-Îles, dans ce bureau. D’ailleurs, trois postes ont été affichés à cet effet.
Métaux Torngat devrait embaucher entre 700 et 800 personnes lorsque la mine et l’usine seront en activité. Actuellement, une trentaine de personnes sont à l’emploi de l’entreprise.
Pour ce qui est des enjeux environnementaux, une étude d’impact sur l’environnement est en cours de réalisation. Elle porte notamment sur le nouveau site choisi par l’entreprise pour son usine à Sept-Îles, dans le secteur de Pointe-Noire. Elle est réalisée par la firme AtkinsRéalis. Elle sera présentée à la population plus tard cette année, indique l’entreprise.
Le projet de Métaux Torngat comprend la construction d’une mine au nord de Schefferville. Le minerai serait transporté par bateau jusqu’à Sept-Îles pour ensuite être acheminé à une usine de séparation de terres rares à Pointe-Noire.
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